• Non, ça n’est pas une bonne idée. Point.

     

    Voilà, j’avoue rarement mes looses, mes faiblesses.

    Mais, là, je partage. Pour tout ceux qui sont crevés, lessivés, ratatinés, explosés.

     

     

    Je suis très fatiguée.

    Mon sommeil tout pourri est sponsorisé par Ce Bébé.

    C’est un chouette bébé, mais c’est surtout un bébé chouette.

    Un bébé glu, un bébé sangsue, un bébé ventouse. Un bébé love.

     

     

     

    Bref. Comme beaucoup, je suis très fatiguée.

    Pour arranger les choses, Ce Papa n’est pas là. Il bosse comme 12.

     

    La fatigue, c’est vraiment tout naze comme concept.

     

    Je passe mon temps à faire de l’utile. Ranger, plier, laver, faire à manger, nourrir, écouter distraitement, coucher. Se relever, recoucher etc…

     

    La fatigue a embarqué ma capacité à faire de l’inutile.

    Le rien, le "qui ne sert pas à grand chose".

     

     

     

     

     

    L’inutile, c’est allumer 3 bougies au repas, juste parce que c’est joli.

     

    L’inutile, c’est mettre de la mousse dans le bain, parce que c’est gai.

     

    L’inutile, c’est faire une bataille de chatouilles parce que ça défoule.

     

    L’inutile, c’est bouquiner, c’est chanter.

     

    L’inutile, c’est simplement un peu de magie, de poésie, de couleur. Du bonheur à pas cher (d’ailleurs, c’est ça qui est bien avec le bonheur, c’est que c’est gratos). Du rêve dans l’ordinaire. Des paillettes de love dans le gris.

     

    L’inutile, c’est l’indispensable.

     

     

     

    Trop fatiguée pour l’inutile.

     

    Et les enfants ? Eux, ils aiment l’inutile et étrangement, ils détestent totalement l’utile. Totalement.

     

     

     

    Enlever l’inutile. Se concentrer sur l'utile.

     

    Se retrouver avec des enfants qui ont besoin, envie d’attention, deux fois plus.

     

    Et vous savez quoi ? Quand les enfants ont besoin qu’on les regarde, qu’on les écoute, ils deviennent chiants. Tout le temps.

    En ce moment, ils sont deux fois plus chiants. Je devrais être attentive pour la maman et le papa.

     

     

     

    Sauf, que, en ce moment, je ne peux pas.

     

     

     

    Alors, ce soir, on ne fait pas de pâtes-lettres. On aime bien les pâtes-lettres, on écrit son nom ou des mots et même parfois des grands mots qui font des phrases qui font le tour de l’assiette. Et puis aussi des gros. Tellement gros qu’ils n’arrivent pas à les cacher.

    C’est chouette les pâtes-lettres. Ça ne sert à rien.

    Pas la patience.

    Pas le courage.

    Ce soir, on mangera des pâtes-nouilles. Avec du beurre.

    Et certainement qu’on rigolera moins.

     

     

     

    On s’arrête pas pour ramasser des cailloux/bâtons/pâquerettes.

    Ça prend du temps, ça prend la tête, ça prend de la place dans les poches, ça se prend dans les mailles des chaussettes dans la machine à laver.

    On ne ramasse rien.

    Pas de petits trésors. Ça ne sert à rien.

     

     

    On ne se met pas dans le lit, sous les couvertures pour lire l’histoire. On ne s’installe pas.

    On lit vite fait mal fait. Parce qu’il y a la table à débarrasser, la machine à laver à vider…

    Ça ne sert à rien de se pelotonner.

     

    C’est nul, la fatigue. C’est nul, ça enlève les rêves.

    Et je rêve éveillée que je dors.

     

    Je sais que ça n’est qu’une période. Qui dure un peu.

     

    Moi qui aime tant les petites magies quotidiennes, je me trouve bien triste de ne pas réussir à avoir juste l’envie de faire des yeux et une bouche avec le ketchup dans les pâtes-nouilles.

     

    C’est nul, la fatigue. Ça ne sert à rien. Vraiment.

    Alors que l’inutile, lui, est essentiel.

     

    Allez, hop, hop, hop… ça va passer…

     

    Je suis sur FB , viendez liker (ou pas) et sur instagram @marioncailleret

     

    Courage à tous les lessivés/crevés/nazes/fatigués.

    Ce soir, on fait des pâtes-lettres ???

    Love sur vous !

     

    Est-ce une bonne idée d’être vraiment très fatiguée ???

    Là, pour ceux qui ne l'ont pas vue sur FB, c'est la grêve de 7h du matin (ce matin)... Voulaient pas aller à l'école.

    Sit in dans l'escalier. Très pratique !

     

     

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  • C’était un mercredi. Je n’ai pas de doutes. Personne n’en a.

    Le mercredi 7 janvier, vers 11h50, le monde entier est devenu Charlie.

    Même ceux, les sots, qui ne le connaissaient ni des lèvres, ni des dents.

    Même les crétins, même les ignares, même les bas du front.

    Tout le monde.

    (Si l’on excepte le plus bas que tout qui s’est cru malin d’être Charli Koulibali)

     

    Je me souviens, moi je l’ai su un peu plus tard.

    Moi, l’hyper connectée, j’avais l’hyper besoin de déconnecter. De roupiller.

    J’avais mis un film aux enfants, j’avais pris Ce Bébé, l’avais scotché à mon sein droit, je m’étais vautrée dans un sommeil plus que nécessaire.

    Je n’ai rien vu… Un peu comme la belle au bois dormant, réveillée par les braillements des mômes qui veulent un goûter.

    Vers 16h, j’ai tout découvert.

    Cabu était mort.

    Et Wolinski aussi.

    Et Charb.

    Et Bernard Maris.

    Et Honoré.

     Et les autres aussi.

     

    Et les gamins ont goûté n’importe quoi. J’imagine qu’ils ont dû se faire la courte échelle pour aller choper les bonbons, en haut de l’armoire.

     

    J’étais anéantie, sonnée, choquée. J’étais Charlie.

    On m’avait tué une partie de mon humanité. On m’avait bousillé mon rire jaune et gras, on m’a tiré ma liberté d’expression.

     

    Et puis, tout le monde a été Charlie.

    Et puis… Et puis… y’a eu la suite, l’hyper Cacher, et puis l’imprimerie.

     

    Et puis… y’a eu le 12 janvier.

    Je me souviens. La France était Un peuple qui marche. La France était debout. La France était Unie. La France était la Liberté. La France était belle.

    Mais Cabu était toujours mort.

    Et Wolinski aussi.

    Et Charb.

    Et Bernard Maris.

    Et Honoré.

    Et les autres aussi.

     

    Le 14 janvier, je crois que j’ai commencé à piger que n’était pas Charlie qui veut.

    Sortie du n°1178 de Charlie. Celui d’après. Celui de ceux qui avaient survécus. Celui de ceux qui allaient peut-être raconter.

    C’est devenu un objet à avoir. Une convoitise. Le précieux. Et pétard ! y’a eu des bagarres !! Pas pour défendre la liberté mais pour avoir. Pour posséder Le précieux !

    C’est peut-être là que certains Charlie ont commencé à puer un peu le rance.

    Mais Cabu était toujours mort.

    Et Wolinski aussi.

    Et Charb.

    Et Bernard Maris.

    Et Honoré.

    Et les autres aussi.

     

    J’ai entendu la fille de Wolinski. Elle parlait de son père. Elle était belle en en parlant. Et puis, moi aussi, je n’ai plus de papa. J’ai compris et ressenti ses mots de grande orpheline de papa.

    Elle a conclu que si le FN gagnait des voix, des électeurs… des élections, alors, son père serait mort pour rien.

    Nous sommes dimanche. Le 29 Mars. Il est 10h38.

    Je n’ai pas écouté la radio.

    Je suis encore en pyjama.

    On s’est couché pas trop tôt hier.

    Hier, y’avait la fête des 12 ans de l’aînée. Avec ses chouettes copains.

    Avec ses chouettes copines… qui trouvent que Harrison Ford, ben, il est vachement beau.

    Des vraiment bons gamins.

    Et c’était une chouette fête, joyeuse.

    Cette nuit, on m’a chourré une heure, entre 2 et 3, discrétos. Comme si j’avais besoin qu’on me vole du temps de sommeil.

    Alors, je suis encore en pyjama, à 10h40, maintenant.

    Mais, j’irai voter. Peut-être même que je vais m’habiller. Parce qu'il pleut. Que le ciel pleure un peu aussi je crois.

    Parce que… depuis dimanche dernier, la France debout, je la sens plutôt à genoux. Parce que, sérieusement, j’ai peur pour ma liberté. J’ai peur, vraiment.

    Et parce que

    Cabu est toujours mort…

    Et Wolinski aussi.

    Et Charb.

    Et Bernard Maris.

    Et Honoré.

    Et les autres aussi.

    Pour rien.

     

    Je suis un peu fatiguée.

    J’ai envie d’en pleurer.

     

    Comment peut-on avoir défendu la liberté et voter contre elle.

    Comment ???

    J’entends : misère… pas leur faute…

    Pardon, les gens, mais sérieux ! Ouvrez vos cervelles, faites fonctionner vos neurones et votre cœur, lisez le programme, soyez un tant soit peu critique.

     

    On ne peut pas avoir été Charlie et être Marine.

    Ben si…

    Et pendant ce temps là.

    Cabu est toujours mort…

    Et Wolinski aussi.

    Et Charb.

    Et Bernard Maris.

    Et Honoré.

    Et les autres aussi.

    Pour rien.

     

     

    Je suis FB… dès fois, même qu’on y rigole !

    Je suis instagram… j’y plein de photos. @marioncailleret

     

    Allez, les gens ! Plein de love sur vous !

    (non, je ne vais pas me recoucher… je vais voter !)

     

    En dessous, c'est une des "couvertures auxquelles vous avez échappé"

    Est-ce une bonne idée qu’il y ait eu un 7 janvier 2015 ???

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  • Allez, je vous offre un moment de loose personnelle.

    L'aînée : Maman, je vais te chanter un truc et tu vas me dire ce que c'est.
    La reum : Euh... Ouais... ça dépend...
    L'aînée : si, si, si !!! Tu vas voir.


    Et elle commence à chanter un truc que je ne reconnais qu'au refrain : "tous les acadiens et toutes les acadiennes"


    La reum (victorieuse !) : Ahhhhh ! Ouaiiiiiis !!! C'est "tous les acadiens"
    L'aînée : ben ouais, c'est facile, si t'attends le refrain ! Bon, c'est de qui ?
    La reum, encéphalogramme plat : euuuuuh...
    L'aînée : alooooors ?? C'est facile !!
    La reum passant en revue toutes ses connaissances : pas Michel Sardou, pas ACDC, pas Kenji Machintruc, pas... Boby Lapointe, pas Marie Laforêt, pas Jo Dassin, pas Brassens, ni Brel... pas... pas... je ne sais pas !
    L'aînée (très, très blasée/déçue/dépitée/pré-ado, quoi) : Ben, c'est Michel Fugain !! Pffff... T'es nulle, c'est pourtant une chanson de vieux.
    La mère, remballant tout son orgueil, mais gardant une lueur d'espoir : Peut-être que je ne suis pas assez vieille ?
    L"aînée, un sourire en coin : Ou alors, tu l'es déjà trop... #alzheimer.

    Bon. J'ai juste fermé ma bouche.
    Il va être long et ingrat, le chemin de la pré-adolescence... très long... Très ingrat !

     

    (oh ! et puis ça va, hein ! Je suis nulle en Michel Fugain, Voilà, c'est tout ! Par contre, en Joe Dassin, je me défends ! Hééééé... Arrêtez de rigoler, hein !)

    Bon, je suis FB : On n'a pas 4 bras et aussi sur Instagram : @marioncailleret (je m'amuse de plus en plus, sur Instagram !)

    Est-ce une bonne idée de jouer à deviner ce que chante l'aînée ???
    C'est l'aînée !

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    2 commentaires
  • Ce bébé a bientôt 7 mois. C'est dingue, je trouve !

    Il a, je trouve, encore, une part d'animalité.

    Ce bébé est un bébé limace, qui bave, encore et toujours.

    Il est un chouette bébé, mais surtout un bébé hibou, qui passe une temps incroyable avec les yeux grands ouverts.

    C'est un bébé garra rufa collé à moi(vous chercherez... j'ai cherché aussi !)

    C'est un bébé serpent qui commence (un peu) à vaguement avoir des velléités de tenter de ramper, peut-être.

    C'est aussi un bébé coq qui crie à 5 heures du matin (en fait, à 5 heures, le hibou se transforme en coq... chic !)

     

    Il grogne pour appeler, il pousse des petits cris stridents.

    Comme un petit animal qu'il est.

     

    C'est aussi une glu, un pot de colle... un love.

    Quand on le prend à bras, il se muche, s'installe. Il se love. Il glisse sa tête juste dans le creux du cou. Creux du cou qui semble fait exprès pour accueillir la tête des bébés-love. C'est pile la bonne taille, la bonne forme. Il se frotte un peu, il renifle. Il est animal.

     

    Ça doit être le moment où mon animalité ressort aussi. Cet instant précieux où sa tête est dans mon cou, où je passe ma main le long de son dos, je le sens frémir sous mes doigts. A cet instant, je suis maman louve. Pour un peu, je le laverai à grand coup de langue, pour un peu je boufferai mon placenta... Nan ! Je rigole !

    Il a ces petits moments où il semble qu'une part d'instinct, d'animalité se réveille. Ces moments, où le tout-petit fait encore un avec nous.

    (j'ai laissé mon lapsus, "instant précieux"... Je voulais mettre "instant précis", mais il est tellement vrai, ce lapsus que je le laisse !)

     

    (en même temps, je suis persuadée que c'est ce love de louve qui permet de ne pas détester Ce bébé qui m'a fait me lever encore 6 fois cette nuit)

     

    C'est rigolo, d'ailleurs, il fait exactement la même chose avec sa référente à la crèche. J'adore, quand je le dépose, le voir renifler les cheveux de Nathalie, j'adore, je voir se mettre tout contre son cou, j'adore la voir passer sa main dans son dos... Je sais qu'il est bien ! Je sais qu'elle aime bien ça aussi !

     

    Bref... allez, au boulot !

    Je mets la photo love d'hier soir... (non, je ne me considère comme une vache laitière parce que j'allaite. C'était un joli moment de câlin. Et puis, je mets peu de photos de moi)

    Je suis aussi sur FB !

    Sinon, je suis instagram !!!! Je m'amuse, je m'amuse, je m'amuse : @marioncailleret

     

    Love sur vous !!

    Est-ce une bonne idée d'être la maman louve d'un bébé love ???

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  • Bon, d’accord, ça fait 25 fois que j’écris le même article. 25 fois que je m’énerve du même sujet… Je sais… mais ça m’éneeeeeeeerve !!!!

     

     

     

    Donc, la plupart des mamans ordinaires ne le savent pas, mais il existe une formation de maman. Cette formation est bien sûr diplomante, cela va de soi !

     

     

     

    Il y a différentes matières à maitriser… Que des matières très cool.

     

    L’éducation non violente.

    Le portage physiologique.

    Le « ne pas crier, jamais, jamais, jamais »

    Le non à la négation.

    La non punition…

     

    Bon, tout ça serait vraiment top (je le pense pour de vrai), si l’UV principale n’était pas la « haute valeur de soi-même », celle que si t’as une sale note t’es virée direct.

     

    Bref, quand tu as ton diplôme, tu as un devoir : éclairer les autres mères .

     

    Jamais les pères… eux, visiblement, ils n’ont pas besoin d’avoir un idéal à atteindre, ils aiment leur enfants, ils font des conneries, (autant que les mamans) et c’est pas bien grave, ils feront mieux une autre fois… ou pas… Mais ce qui compte, c’est le love. D’ailleurs, les pères entre eux, ne se jugent pas, ils ne se filent pas de conseils non plus… Ils s’écoutent et puis voilà.

     

    Alors que pour les mères, ce qui compte, c’est love, mais avec des principes. Des « c’est comme ça que c’est bien et pas autrement » et si tu peux regarder ta voisine en biais, c’est mieux.

     

    Donc, la maman diplômée, très généreusement, offre ses super astuces aux autres.

     

    Des super conseils :

    Pour ne pas craquer, le soir (après une journée bien merdique que les mômes sont à cran et la maman super épuisée), vers 18h12, prenez un bain et soufflez en téléphonant à une copine.

    (ben ouais… je vais faire ça, tiens !)

     

     

    Pour ne pas donner de fessées, respirez comme si vous aviez une paille dans la bouche… (c’est évident, les pailles, c’est vachement aidant quand tu n’as pas dormi de la nuit, que tu es pleine de vomi, que la machine à laver est en panne, que l’aînée braille que t’es vraiment conne parce que tu as refusé d’aller lui acheté un ipod (c’est chouette la préadolescence), que la petite benjamine ne fait que chouiner en taper des pieds parce qu’elle fatiguée…

    (nan, mais respire comme si t’avais une paille dans la tronche, quoi… je peux avoir plutôt un mojito au bout de la paille)

     

    Que la poussette, c’est vraiment inhumain. Qu’il n’y a que le portage de vrai.

    (Tiens ! Je n’y avais pas pensé… C’est vrai qu’il est bien connu que, lors de l’inquisition, une des pire torture consistait à allonger les gens dans un berceau…)

     

     

     

    Que ne pas allaiter, c’est un peu ne pas aimer ses enfants.

    (Humpfr…  )

     

    Que accoucher avec une péri, c’est hyper mauvais, ça refuse la part animale, ça n’est pas mettre au monde, ça n’est pas aimer…

    (Alors, moi, je ne suis pas une vraie maman… 3 césa… Hyper agréable aussi !)

     

     

     

    En revanche, il y a une chose qui n’est pas enseignée et dont il ne faut surtout pas avoir conscience, c’est l’empathie.
    C’est bien dommage, quand on s’érige en modèle de ne pas avoir conscience que au mieux, on n’est un modèle que pour soi-même, ou pire qu’on est un modèle de rien du tout.

     

     

    Alors, pardon, mais pardon, cette semaine, (comme toutes les semaines), j’ai vu passer au moins 12 articles sur la super-bientraitance, sur être parent en douceur… Ça m'irait très bien, parce que je préfère la douceur aux tartes dans la gueule s'il n'y avait un relent un peu fétide derrière ça.

     

     

     

    Je suis désolée, hein, mais, quasi à chaque fois, il n’y a que des conseils vraiment tout pourris, genre « pour ne pas donner de fessées, il suffit de le décider ».

    (Comme ça serait bien s’il suffisait de « décider » !)

     

    Comme ça serait facile.

     

    Et à chaque fois, histoire de bien te mettre le nez dans ton caca, les article finissent en disant « je ne vis pas au pays des bisounours, mes enfants ne sont pas des anges, mais moi, j’y arrive, alors pourquoi pas vous ??? »

     

     

    Bon, sauf, si je prends de la coke avec les pailles, je ne vois pas comment je vais arriver à tout gérer, juste avec une respi en paille et faisant un câlin à mon môme qui vient de vider mon parfum…

     

     

     

    Être parent, c’est plein de love, c’est plein de rires et sourires, c’est plein d’émerveillements.

     

    Mais être parent, c’est dur aussi, c’est fatiguant, c’est être endurant… et c’est recevoir des conseils à con qui n’ont qu’un effet : culpabiliser les parents à la place de les aider. Les renforcer dans l’idée que c’est trop dur, qu’ils sont trop pourris…

    Alors, oui, je suis persuadée qu'il y a des chouettes conseils, des chouettes méthodes, mais pardon, mais ça n'est pas un article en 7 points et 12 lignes qui va aider les parents. Sérieux ! Faut arrêter maintenant avec ça... Élever des enfants, ça demande une remise question quotidienne. C'est bien plus complexe que 7 conseils en 12 lignes. Qui peut croire ça ??

     

    Chères mères diplômées, vous pensez que c’est chouette, un parent, qui respire en faisant la paille face à son enfant qui lui fout des coups de pied ???

    Sauf que dans la vraie vie, le mômes te met des coups de tatates, tu respires comme si t'avais une paille dans la tronche (déjà, t'as l'air con), mais tu te dis que non, ça n'est pas suffisant, tu ne vas pas réussir à ne pas hurler.... Alors, tu hurles. Parce que tu es un parent de merde. Et que enfants vivent mal avec toi, que t'es pourri comme parent, que tu n'arrives à rien.

     

    Il est où, le bien, là ?? Où ???

     

    En vrai, ça ne sert à rien. Vraiment !

     

    Tous vos conseils pourris, fragilisent encore plus les parents.

    Alors, s’il vous plait, c’est un cri qui vient de l’intérieur, gardez vos conseils ri-pou pour vos belles-mères ! (ou vos belles-filles quand vos en aurez, vous serez assurées d’être une vraie belle-merde !)

    Foutez la paix aux autres mères avec vos jugements dégueulasses, parce que, au final, il s’agit bien de ça… De montrer à quel point vous êtes bonnes.

     

    Je veux bien vous admirer, mais ne faites pas croire que c’est facile ! Jamais !!

     

     

     

    Le seul bon conseil que j’ai reçu, c’est une puéricultrice, à la naissance de la cadette, qui me l’a donné :

    J’avais des doutes sur mon allaitement.

     

    Elle m’a juste dit « C’est vous la maman, c’est vous qui savez. Faites-vous confiance »

     

    Le second m’a été donné par une nouvelle pédiatre à la PMI, pas plus tard que lundi. Je galère avec les nuits de Ce Bébé. Elle m’a dit : « vous allez trouver ce qui lui va bien, c’est sûr… Ça prendra le temps qu’il faut, mais vous allez trouver »

     

     

     

    Parce que, c’est parfois dur d’être parents, on ne pourrait pas donner du love plutôt que de la culpabilité et du jugement à tout va ?

     

    Vous ne croyez pas que le monde n’est pas déjà assez à feu et à sang comme ça ???

     

     

     

    Allez, love sur vous !

     

    (je suis FB, sinon…)

    Est-ce une bonne idée que le diplôme de maman existe ???

    Est-ce une bonne idée que le diplôme de maman existe ???

     

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