• On est samedi. Un samedi soir printanier. Le soleil n'est pas encore couché. Il fait bon.

    Je longe l'Esplanade. Les gens flânent.

    Je suis dans le camion jaune qui a des rideaux à fleurs aux fenêtres, je pars rejoindre mes copines de la chorale. Ce soir, on chante, on a concert.

    Demain je pars en vacances.

    J'écoute Soviet Suprême à fond. Je chante. Je m'arrête au feu. Je regarde les gens.

     

    Y'a une maman voilée de pied en cape, elle est avec une amie à elle. Toutes de noir vêtues, on pourrait les croire tristes, mais elles rient, elles se fendent la poire. Devant elles, son gamin à trottinette.

    Y'a un jogger qui court.

    Y'a une toute vieille dame qui traverse, petits pas, petits pas.

    Y'a trois jeunes, capuches rabattues.

    Y'a deux amoureux, collé-serrés, ils vont certainement dîner.

    Y'a une meuf à vélo, nez au vent.

    Y'a une famille complète, fringues "t'as vu la classe", ils rentrent de shopping, les sacs pleins, le porte-monnaie un peu moins.

    Y'a un papa blond, rasé sur les côtés, veste de supporter de foot pas forcément cool, genre qui est ici chez lui.

    Y'a son gamin qui file sur son petit vélo. Y'a plus les petites roues, il roule tout seul, droit devant, enfin ! il y arrive, il est super content. Il file...

    Il dépasse son papa, il dépasse la famille "belles fringues", il dépasse la meuf à vélo, il dépasse les amoureux...

    Le papa crie : freine !!!

    Il dépasse les trois jeunes à capuches. Il dépasse le jogger.

    Le papa, la meuf à vélo, les trois jeunes crient : Stoooooooop.

    Il dépasse la vieille qui ouvre juste la bouche.

    Il va vite, il fonce, il y arrive...

     

    Il arrive tout droit sur la chaussée.

    Le papa crie, le petit n'entend pas.

     

    La maman voilée de noir l'attrape au vol. Elle le sert fort. Juste avant la route.

     

    Le gamin est un peu fâché.

    Le papa arrive en courant.

    Certainement pour la première fois, il regarde cette femme, pas comme une ennemie, pas comme une étrangère.

    Il la regarde comme une femme qui lui tend son gamin.

     

    Je le vois juste dire "merci".

    Il a peut-être même été content qu'elle soit là, cette dame. Ici, chez nous. Chez elle.

     

    Le feu passe au vert.

    Y'a du soleil.

    Je pars chanter avec mes copines.

    Y'a une maman voilée qui sourit, y'a son gosse qui fait de la trottinette, y'a une petite vieille qui a fini de traverser, y'a un jogger qui reprend sa course, y'a trois jeunes qui ont virés leur capuche parce que le temps est beau, y'a une meuf à vélo qui aime le printemps, y'a des amoureux, amoureux, y'a une famille "fringues la classe" qui rigole, y'a un papa qui sert fort son gamin, qui lui dit qu'il a eu peur, que sans la dame, il aurait été écrabouillé par les voitures.

     

    Ce n'est rien que trente secondes près de l'esplanade. Juste des gens contents du printemps, juste des gens qui étaient là au bon moment. Juste des humains...

     

    Quand je suis arrivée à la salle de concert, je me suis dit, que parfois, y'a des moments comme ça, on est au même endroit, on est tous différents et quand même, on arrive à vivre ensemble. Même si on veut nous croire faire le contraire. Bordel, on y arrive quand même...

     

    Love sur vous, tout plein !

    Je suis sur Fb et sur IG itou !

     

    Est-ce une bonne idée de se dire un istant qu'on pourrait tous vivre ensemble ???

     

     

     

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  • Dimanche.

    Repos dominical relatif... Trop tard pour Matines.

    En tous cas, assez tôt pour être matinale.

    08h00

    Je m'extirpe du sommeil du juste pour relayer le Notre Père (des enfants) qui est au salon. A poste depuis une bonne heure trente.

     

    Je colle les gosses devant la Sainte Télévision.

    Je sais que c'est mal.

    Je ferais un Ave Guilli et deux Sancti Morandini dès que j'aurais le temps. Juré... euh non... craché, il parait que c'est mieux de cracher que de jurer.

     

    Je prépare mon petit-dej avec l'intention de le prendre dans la sérénité la plus totale.

    J'ouvre Facebook pour voir quelles sont les nouvelles de mes copains dans ce bas monde virtuel.

    Je sais que c'est mal.

    Je ferais un Notre Père Mark Zukerberg... peut-être...

     

    Pas le temps de faire un bénédicité pour remercier le boulanger d'avoir multiplié les petits pains au chocolat, la première info me reste en travers du gosier aussi sûrement qu'une hostie douteuse :

    Oh my God (même pas Michet) : "publicité sponsorisée : pétition du droit de naitre" (made by la Manif' pour tous)

    Facebook qui est omniscient semble avoir oublié un ou deux détails de mes convictions...

     

     

    Je devais être de trop bonne humeur, histoire de calmer cette euphorie dominicale, je lis quelques commentaires :

    Le premier tiers est composé de gens qui ont les yeux et le cœur qui saignent sans jamais avoir fait suer le moindre Judas. Ils tentent d'argumenter avec calme et intelligence en rappelant que l'avortement est un droit, que ça n'est pas un acte léger, qu'il n'existe pas d'avortement de confort...

     

    Le second tiers a le ciboulot cramé par trop d'illuminations, je zappe.

     

    Je ne m'attendais pas au dernier tiers.

    Des médecins.

    (ou en tous cas qu'ils disent être. Dieu reconnaitra les siens, moi, je ne suis pas Sainte Tomate, donc, je ne peux pas dire s'ils sont toubib ou pas...)

    Qui expliquent qu'ils font leur travail, leur mission, leur sacerdoce en sauvant des vies en incitant les femmes à ne pas avorter. Parce que souvent, les gourdasses subissent la pression de leur entourage. Ces tartigniolles de gonzesses sont sous le joug du gouvernement sociolo-bobo-écolo qui veut limiter les naissances en promouvant l'avortement de masse (oui, c'est pas écolo la sur-population). Ces débilas de nanas ne sont pas assez informées, elles ne savent pas qu'elles portent la vie et qu'elles vont tuer un bébé.

     

    Comme je suis pleine de charité envers mon prochain, je vous passe la série d'arguments immondes-sophistes-populistes-obscurantistes...

     

    J'ai un peu plus perdu foi en mon époque.

    2017 après Jésus-Christ. Les femmes ne seraient donc toujours pas capables de disposer de leur corps, elles ne seraient pas capables de faire la différence entre le bien et le mal, seraient légères et inconstances.

     

    Mesdames, Messieurs du "Droit de naître", si vous aviez un soupçon d'empathie, si vous n'étiez pas si nombrilo-centrés vous sauriez que c'est bien le contraire dont il s'agit quand on fait le choix d'avorter.



    Alors, j'ai regardé mes enfants qui eux regardaient Masha et Michka.

    Je me suis dis que j'avais une chance inouïe.

    La chance de les avoir désirés tous les cinq (et on peut aussi désirer un invité surprise)

    La chance d'avoir eu le choix d'avoir des enfants ou pas.

    La chance d'avoir le droit d'avorter.

     

    Que mes enfants ont la chance d'avoir des parents qui ont pu choisir, librement, d'être parents.

    (pour info, je respecte infiniment les croyants, je suis très respectueuse de la liberté de pratiquer une religion... ou pas. En revanche, je refuse qu'on pense à la place des femmes pour des raisons fallacieuses. Et bien entendu, je sais aussi qu'il y a plein de croyants tolérants et respectueux des convictions des autres !! Heureusement ! )

     

    Love sur vous !

    Je suis sur FB et sur IG itou.

    Il est évident que je vire tous les com haineux, fachos, racistes, violents et non respectueux. Vous avez la liberté de ne pas lire mon blog.. la liberté d'aller déverser votre haine ailleurs !

     

    (oui, la photo n'a pas grand chose à voir... Si ce n'est que même chez moi, les filles mettent parfois des robes de princesses. Mais les garçons aussi Hu hu hu !!!! Satan m'habite !!)

    Est-ce une bonne idée de regarder FB de bon matin et de tomber sur pétition anti-avortement ????

     

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  • Les enfants sont tous différents.

    C'est vrai. Certains sont un peu plus différents que d'autres.

    Il y en a qui ont des trucs en plus, des trucs en moins, des trucs pas à l'endroit.

    Il y en a qui vont trop vite ou trop lentement.

    Il y en a... beaucoup.

     

    Ces enfants hors-norme, ces enfants pas ordinaires ont des parents.

     

    Un enfant, ça demande du temps, de l'attention, de l'amour (et des nouilles au beurre).

     

    Un enfant extra-ordinaire, ça demande beaucoup de temps, beaucoup d'attention et beaucoup d'amour (et des nouilles au beurre avec ou sans lactose-gluten...)

     

    Avec l'extra-ordinaire, il y a des bonus auxquels on n'avait pas pensé, des bonus dont on se passerait bien.

    Des bonus qui te foutent la tête sous l'eau alors que tu aurais besoin d'un gilet de sauvetage.

     

    Il y a :

    L'angoisse, celle qui fait que tu te demandes comment cet enfant complètement en dehors des normes, qui ne s'adapte pas à l'école va s’insérer dans la vie professionnelle, pas comment il va trouver du boulot, nan, ça c'est normal, mais comment il va pouvoir ne serait-ce que chercher du taf. Et sans boulot, que va-t-il devenir ? Il va rester chez nous. et quand on ne sera plus là...

    Alors, tu essaies de ne pas penser que tu ne seras pas toujours là.

     

    La tristesse de constater que cet enfant particulier et néanmoins gentil, drôle et charmant n'est jamais invité à un anniversaire (il ferait peut-être un peu tâche sur la photo, ou alors une tâche en renversant le jus d'orange sur la moquette ?).

    Alors, tu ne lui dis pas à ton gosse que celle qu'il appelle "son amoureuse d'amour" ne l'est certainement pas, parce qu'elle ne l'a pas invité chez elle, pour fêter son anniv, qu'il y avait la moitié de la classe. Mais pas lui.

     

    La culpabilité des médecins qui t'expliquent que vraiment tu t'y prends mal, tu fais le parcours à l'envers (alors que personne ne t'avait expliqué qu'il y avait un parcours, que tu navigues à vue) que comment tu peux penser avoir un enfant dans la norme alors que tu lui as un donné peu commun... Que tu as l'air fatiguée, qu'il faudrait que tu prennes du temps pour toi, que tu te barres en week-end (alors, comment te dire, Docteur, d'une, je n'ai pas trop-trop de thunes, parce que, un enfant particulier, ça en coûte un max et de deux, je fais quoi de mes gosses ???)

    Alors tu fermes ta bouche. Tu ne dis rien. Parce que, comment un toubib peut imaginer qu'on n'a pas pensé à partir week-end alors qu'on en rêve... Mais que c'est simplement pas super simple.

     

    Le manque de temps, ce fichu temps après lequel tu cours en calant les rendez-vous chez l’orthophoniste-l’ergothérapeute (ça coûte un cul)-la pédopsychiatre (non conventionnée)-le psycho-mot (que en vrai, tu n'as toujours pas réussi à trouver)-le chirurgien-le dentiste-le neurologue-l'ophtalmo-l'ORL comme tu peux, entre deux heures de boulot. Et puis, si t'as pas la chance d'avoir de bagnole, paye ta paire de baskets.

    Alors tu cours, tu te retiens de foutre des beignes à celui qui te dit que tu pourrais faire un effort quand même pour être un peu dispo.

     

    Le soupçon que tu as certainement dû faire-manger-louper un truc pour avoir un gosse comme ça.

    Alors, il t'arrive de faire le film à l'envers histoire de voir si ça ne serait pas ta faute.

     

    Le regard en biais des gens. Un peu tous les gens. Qui ne te connaissent pas et qui trouvent que ce gosse qui parle trop fort, qui rit beaucoup, qui court entre les rayons du magasin, qui vit comme il peut et quand même est vraiment mal élevé.

    Alors, tu ramasses ton gosse, tu fous ton honneur dans ta poche.

     

    La révolte de savoir ton gamin maltraité, par un enseignant, par des enfants, par la boulangère méprisante, par un passant haineux.

    Alors, tu pleures de pas pouvoir protéger un enfant, ton enfant.

     

    Les reproches parce qu'il n'a pas bien découpé, qu'il n'a pas réussi à nager, à prononcé, à jouer avec les autres.

    Alors, tu essaies d'expliquer que c'est compliqué et on te dit qu'il faut qu'il rentre dans le moule, dans la normalité... et tu sais que c'est impossible.

     

    L'incompréhension du système qui n'est pas adapté, pas adaptable, la MDPH qui te vire tes aloc enfant handicapé parce qu'ils ont fait une erreur dans le dossier, les AVS interchangeables, les programmes qu'on doit suivre coûte que coûte, les psychologues scolaires pas disponibles.

    Alors tu te démènes, tu as l'impression de te cogner à un mur de verre.

     

    Alors, tu te tais.

     

     

    Et puis, heureusement, tu as ceux qui comprennent, ceux qui acceptent, ceux qui invitent, ceux qui savent qu'un enfant différent, c'est aussi une chance, une chance de voir les choses différemment, une chance d'apprendre, une chance de découvrir, une chance d'aimer...

     

    Pour tous les Balthazar, Méline, Stanislas, Ninon, Luna, Gaspard...

    Pour tous leurs parents, qui font ce qu'ils peuvent, du mieux qu'ils peuvent et qui parfois ne peuvent plus. Qui subissent les regards froids et jugeant jetés sur ces enfants plus fragiles que les autres. Ces enfants qu'on devrait aider et protéger et qu'on exclut, qu'on moque, qu'on enfonce.

     

    Je vous jure que c'est difficile... Ça ne sont pas que des mots, c'est une réelle qu'on vit.

     

    Love sur vous.

    Je suis sur FB et sur IG itou !

    Est-ce une bonne idée d'être parent d'un enfant extra-ordinaire ???

     

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  • Vivre avec une jeune adolescente de 14 ans, c'est prendre un coup de vieux par jour.

    D'abord parce qu'en regardant les photos du jour de la naissance de cette petite pomme rouge et hurlante, on se dit qu'on a un peu pris dans la tronche.

    (en même temps, en toute objectivité, c'est quand même la gosse qui a le plus bouffé... Moi, au moins, on me reconnait, alors que personne ne voit spontanément que cette tomate qui beugle est en fait la même personne que cette jolie jeune fille)

     

    Ensuite, parce que vivre avec une jeune ado, c'est se faire renvoyer l'image d'une vieille bique en permanence.

    Nos fringues, c'est moche. Nan mais maman, tu ne peux pas sortir comme ça.

    Notre bouffe, c'est quand-même de la tambouille à mémé quoi.

    Notre musique. De la musique ? Nan, mais c'est un truc que les dinosaures écoutaient, ou les poilus dans les jours de grande clémence.

     

    Et puis, ce midi, elle vient me voir, trop outrée : Nan, mais Maman, Papa, il m'a envoyé un SMS, je le crois même pas ! Il a écrit "C'est oim qui vient te chercher". Tu te rends compte !


    La mère qui ne se rend pas trop-trop compte : euuuuh... Il n'est pas venu ??


    La fille, trop navrée que sa mère soit déjà atteinte de lenteur cérébrale : Nan, mais quoi ???? Il a mis "oim" !!

    La mère qui cherche trop-trop à comprendre : et ?? Tu ne comprends pas, c'est du verlant, ça veut dire à l'envers, "oim", c'est "moi" quoi.

     

    La fille, trop agacée : Nan, mais je sais !! Mais t'as vu son âge ! Il est vieux et "oim", c'est les jeunes qui disent ça.

     

    La reum, trop-trop contente : Ma petite fille chérie, tu apprendras qu'on disait "oim" bien avant qu'on aient même l'idée d'avoir un jour une adolescente, vu que nous étions nous-même adolescents. en fait, tes potes et toi, vous parlez... comme des vieux.

     

    La fille. Au bout de sa vie fait un combo "soupir-levage de sourcils-haussement d'épaules"

     

    Or donc, je sais aujourd'hui que j'ai bien plus que deux fois vingt ans. Que les jeunes n'ont pas inventé le parlé jeune.

    Que je continue à parler verlant, parce que je m'en fous.

    Et que j'écoute la Mano Négra en faisant des gougères et de la crème aux oeufs (que l'aînée était rudement contente de manger)

     

    Alors maintenant, la vieille que je suis est même sur les réseaux sociaux ! FB et IG !

    Yo !

    Love sur vous !!

    Sur la photo, c'est l'aînée, ce dimanche qui montre les photos de elle, bébé, à ses frères et soeurs... en se la pêtant en max

    Est-ce une bonne idée d'avoir un coup de jeune ????

     

     

     

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  • Parfois, quand je suis de trop bonne humeur, que la vie va bien (bon, c'est loin d'être tous les jours), je lis les commentaires des articles de la Voix du Nord.

    Il est évident qu'il faut absolument que j'arrête de faire ça, mais je ne suis pas toujours très rationnelle, en fait.

     

    Ce qu'il y a de magique avec les com de la VdN, c'est que c'est toujours la même chose, un tiers des com "c'est les migrants"

     

    Le chômage ? Les migrants ! Ils viennent chourer le boulot des bons Français.

    Parce qu'il est évident que tous les migrants sont attachés parlementaires.

     

    Une maman en grève de la faim parce que son salaire ne permet pas de couvrir les frais de la nounou ? Les migrants ! Si on s'occupait des gens comme on s'occupe des migrants !

    C'est sûr, si Jessica ou Nathalie venait de Syrie, elle n'aurait pas de soucis de garde vu que ces mômes sont morts dans un bombardement ou de faim ou noyés, morts genre décédés, si vous voyez ce que veux dire, morts pour toujours, pas juste morts au journal de 20 heures et après ils rentrent chez eux, non des enfants de 18 mois, de 6 ans, de 12 ans, morts, sans vie.

     

    Les émeutes en banlieue ? Les migrants !

    Tellement on est occupé à s'occuper d'eux qu'on ne peut plus fliquer les banlieues ? En même temps, mettre des rochers pour empêcher les gens de dormir sur le sol, déloger les camps de fortune (que ce mot est ironique, en fait, c'est génial langue française) ou taper sur des Érythréens, ça occupe un CRS.

     

    Un accident de voiture sur l'autoroute ? Un migrant !

    Les fumiers ils le font exprès de se faire écraser. J'en ai vu se réjouir de la mort d'un gosse de 16 ans. Et ça marche même si il n'y avait pas de migrants, mais juste un connard beurré comme un p'tit Lu qui a tué une famille... pas migrante pour un sou, Bah oui ! Il a peut-être cru voir un migrant sur le bord de la route, du coup, c'est l'embardée.

     

     

    Ça sert à tout, un migrant.

    Plus de dentifrice ?

    Salauds de migrants, avec tout le temps passé à les maudire sur FB, on n'a même pas pensé à acheter du dentifrice.

     

    En retard au taf ? Les migrants... ben ouais, baver sur les articles de la VdN, ça met en retard.

     

    La pluie ? Les migrants, eux au moins, ils sont à l'abri sous les ponts, on leur donne même des bâches.

     

    Du coup, la carie du gosse, ben... les migrants (voir au-dessus, le dentifrice, patin-couffin)

     

    Ta vie de merde ? Les migrants ! Quand on en est réduit à envier plus misérable que soi, c'est qu'on est vraiment tombé bien bas.

     

     

    Parce que c'est bien ça un des nœuds du problème, c'est que les auteurs de ces com haineux en sont réduits à envier les plus pauvres, les plus démunis, les plus faibles. J'avoue que le terme "auteur" est très mal choisi, parce que vu le nombre de fautes... ça défend la France en massacrant le français. Sordide. (oui, moi aussi je fais des fautes...)

    On arrive à faire croire à des gens qu'on s'occupe plus des migrants que d'eux. Pardon ? Et tes gosses, ils ne vont pas à l'école gratuite ? Quand t'es malade, t'as pas la sécu ou la CMU ? Tu vas pas à la piscine ? (à ton avis, ça coûte combien, une entrée à la piscine, en vrai... sans l'aide de la mairie ?), tu ne marches pas sur des trottoirs ou sur des routes ? Je pourrais en faire des lignes et des lignes... de notre naissance à notre mort, nous sommes soutenus par l’État, à différents niveaux, mais ouvrons les yeux sur ce qu'on a plutôt que d'envier la bouffe gratos distribuée à ceux qui n'en n'ont pas.

     

    On devrait aider, accueillir, soutenir ces femmes, ces hommes, ces enfants. Non, ça ne sont pas des "migrants", ce sont des réfugiés. Ils ont besoin d'un refuge. Ils fuient l'atroce, l'inhumain et nous, patrie des droits de l'Homme on leur colle nos soucis quotidiens sur le dos. Sur le dos, ils ont les crimes qu'ils ont vu, leur famille massacrée sous leur yeux, les tortures, la mort côtoyée de trop près.

    Quel genre d'humain peut les accuser de nous causer du mal ? Est-ce que les gens qui écrivent ces immondices peuvent se regarder dans les yeux. Oui, ils le peuvent. Ils sont devenus inhumains, parce qu'ils veulent bien gober des mensonges populistes. Et non, personne ne les force à croire, à adhérer. Il faut arrêter de chercher des excuses à la haine.

     

    Et non, les réfugiés n'ont pas de carte bleue pré-créditée, non, ils n'ont pas le RSA : voici un article très simple qui permettra à chacun de renvoyer un chouïa de vérité aux bas du front (je ne pense pas qu'ils écouteront... mais si jamais ça peut créer une brèche dans leur mur d'obscurantisme...) Infos ? Là !

    En 2016, 32 285 réfugiés ont reçu un titre de séjour (non, ils ne sont pas devenus français, ils ont juste un titre de séjour, c'est provisoire) : pour plus d'infos, cliquer là.Je rappelle que nous sommes 67 000 000 en France, faites le calcul vous-même du le nombre de français par migrants... Non, on accueille pas toute la misère du monde, on fait à peine notre part.

     

    Un lien avec un très beau texte de Ghislaine Roman, auteure jeunesse (il est sublime ce texte ! ) : Là !

     

     

    Et puis, qui sont ces gens qui bavent leur Haine ? Des français pur beurre de Guéméné (oui, comme les andouilles). Ils n'ont pas un grand-père, un ami, un beau-frère avec un nom en -os, en -sky, en -va ? Et le toubib qui leur sauvera la vie, la sage-femme qui mettra au monde leur enfants ? Sont-ils issus d'une pure famille ??

     

    Quelle honte, mais quelle honte... La France, le pays des droits de l'Homme.

     

    Que les choses soient bien claires : je vire les com racistes (et putain, allez pas vous faire du mal, perdez pas votre temps, allez voir ailleurs) et je dépose plainte, parce que c'est un délit. Ensuite, comme c'est déjà arrivé, on va me reprocher "tu donnes des leçons et tu ne fais rien" : ta gueule, juste ta gueule... Je ne donne pas de leçons. Jamais.

    Je vire donc aussi ceux qui me gonfle, ça suffit, ras-le-cul. Rien ne vous oblige à me lire, cessez donc de me suivre, ça m'ira très bien ! Et oui, ma vie à moi est assez douce, je n'ai jamais dit le contraire, en même temps, je contente de ce que j'ai.

     

    Une dernière chose, j'ai lu un com (véridique) où un mec outré, voulait lui aussi faire une greffe de la faim pour défendre les français... (non, il ne faisait pas un trait d'humour), je propose avant une double greffe cerveau-cœur pour ce monsieur.

     

    Hop ! Je suis sur FB  (la page du blog "on n'a pas 4 bras"), vous pouvez liker... ou pas... il suffit de cliquer... ou pas !

    Love sur vous... Courage...

    La photo a été prise cet automne aux jardin de Chaumont, sur le thème des jardins d'avenir : celui-ci représentait la montée des eaux suite au réchauffement climatique... Parce que, nous ne sommes à l'abri de rien.

    Est-ce une bonne idée que les migrants existent ???

     

     

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