• Je connais une petite fille de six ans.

    Je la connais bien puisque ça fait six ans que je la connais.

    Elle aime autant les jupes à froufrous (plein de froufrous) que les chemises de bucheron molletonnées.

    Elle aime autant jouer à la maman que de grimper dans les arbres.

    Elle aime autant le chocolat que le saucisson.

    Elle aime son amoureux.

    Elle aime ses frères et sœurs, mais pas tous les jours.

    Elle nous aime nous, ses parents.

     

    Vendredi dernier, elle rentre de l'école maternelle.

    Elle me dit : Tu sais, maman, dans la cour de récréation, avec mes copains, on a parlé des élections. On a compris que si c'est Marine LePen qui est élue, ben ma copine Chaïma, elle devra partir de l'école, elle devra rentrer dans le pays de ses parents même si elle, son pays c'est ici. Ben moi, j'aime pas ça. Je trouve que ça n'est pas bien et j'ai peur que Chaïma, elle s'en aille.

    J'ai répondu : Moi non plus, je n'aime pas ça. Qu'est-ce qui te fait peur ?

    Elle m'a regardé et très sérieusement, elle a dit : Moi, j'ai peur des monstres.

    Moi aussi, j'ai peur des monstres, j'ai dit.

     

    Ma petite fille de six ans, ses copains de six ans, des enfants de maternelles ont compris que Marine LePen est monstrueuse. Ils ont peur. J'ai peur...

     

    J'ai l'impression que ces gamins de six ont plus conscience de ce qui va arriver que de nombreux adultes.

    (oui... je sais, ils répètent ce que disent les parents, mais surtout, ils ont compris ce qui se passe. Ils ont six ans)

     

    Allez, je suis sur FB !

    Love sur vous.

    Courage...

    (et oui, c'est courageux, je le redis, de voter contre. Contre l’extrémisme, chacun doit agir avec sa conscience. Et s'abstenir, c'est prendre le risque de laisser passer LePen...)

    Est-ce une bonne idée que ma fille de 6 ans parle des élections ???

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    5 commentaires
  • C'est joli La France.

    Je regarde les paysages et je me dis de temps en temps, c'est joli tout court.

    Aujourd'hui, à force de réfléchir, je dis, c'est joli La France.

    Il y a dans ce petit pays, à la fois de hautes montages, des plaines, une campagne charmante, des villes historiques, la mer, des océans, des torrents, des fleuves, des îles, des forêts, des volcans.

    J'aime La France.

     

    J'ai pu faire des enfants quand j'ai voulu, si j'ai voulu... et si je n'en avais pas voulu, je n'en aurais pas eu. (et si je n'avais pu en avoir, on m'aurait aidé)

    J'aime La France.

     

    Je peux sortir le soir, je peux aller lire dans une bibliothèque, je peux aller au cinéma, seule ou avec des amis, je peux aller voir des concerts, je peux aller dans des musées.

    J'aime La France.

     

    Je peux discuter à n'en plus finir de politique, d'idées, je peux, si je veux, dire à voix haute ce que je pense tout bas et descendre dans la rue pour les défendre, mes idées.

    J'aime La France.

     

    Je peux croire au dieu qui me plait ou croire que tout cela n'existe pas.

    J'aime La France.

     

    J'aime la France parce qu'elle porte ceux qui sont venus d'ailleurs. Parce que la France, c'est la diversité, pas seulement des paysages. Et les humains, de toutes tailles, de toutes couleurs font un paysage qui me plait. Si la France peut accueillir les différences, c'est qu'elle est maligne, La France, elle sait que c'est une force, une richesse de pouvoir échanger, découvrir, s'enrichir. On apprend de ce qu'on ne connait, on n'apprend rien de ce qu'on connait déjà.

    J'aime La France.

     

    Nous n'avons pas la peine de mort.

    J'aime La France.

     

    Je peux aimer un homme ou femme et même me marier avec.

    J'aime La France.

     

    En théorie, moi, femme, je suis l'égale des hommes (y'a encore du taf)

    J'aime La France.

    Elle m'a portée, La France, elle m'a offert tout son passé d'idées, de libertés, de luttes, de penseurs, de révoltes, de beautés artistiques que les Hommes et les Femmes ont donné à La France.

    J'aime La France.

     

    Liberté, Égalité, Fraternité. Ne serait-ce que pour ça, j'aime La France.

    Ce ne sont pas que des mots.

    C'est La France.

     

     

    Oui, c'est perfectible. Non, tout ne va pas bien. Y'a même des choses qui vont mal. C'est vrai.

    Mais La France est fragile, elle n'est rien sans la liberté de nos idées, elle n'est rien sans l'égalité entre les Hommes, elle n'est rien sans la Fraternité que nous avons les uns envers les autres.

    La France, ce sont les Français, de toutes couleurs, de toutes origines et ceux qui choisissent de venir se réfugier ici. La France, c'est nous qui la faisons.

    La France, c'est nous. Nous tous. Venus de là où nous venons.

    La France, c'est nous, même quand nous ne sommes pas français.

     

    J'ai peur.

    J'ai peur que nous ne laissions la France à celle qui pense l'aimer plus que nous. Elle l'aime mal, la France.

    Elle n'aime pas la France. Elle aime le pouvoir.

    Elle n'aime pas la Liberté. Elle n'aime pas la Fraternité. Elle n'aime pas l’Égalité.

    Elle n'aime pas La France.

     

    Je ne dis à personne ce qu'il doit faire.

    Je pense que c'est très dangereux de laisser La France à quelqu'un qui ne l'aime pas.

    Que La France va souffrir.

    Que nous allons souffrir.

    La France, c'est nous.

    J'aime La France.

    C'est la première fois que je le dis. Je viens juste de me rendre compte que j'aime La France.

    Souvent, on se rend compte qu'on aime quelqu'un au moment où il nous quitte.

     

     

    Love sur vous. Love sur nous. Love sur La France.

    (soyons unis et fort, ne laissons pas La France à la Haine, elle a besoin d'amour, d'un vrai amour, La France. Aimons nous... tant que nous le pouvons encore)

     

    Bon... C'est presque niais, mon post. Je passe mon temps à râler. Une déclaration d'amour, ça fait du bien aussi !

     

    Allez, je suis sur FB !

    Marion Cailleret

    Est-ce une bonne idée d'aimer la France ???

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  • Monsieur Mélenchon,

    Je n'ai pas voté pour vous au premier tour. Ce n'est pas bien, je sais. On me l'a assez dit et répété de manière plus ou moins douce. J'ai maintenant assimilé que d'être de gauche et ne pas voter pour vous, c'est être un peu un traitre. Assimilé mais pas encore digéré.

    Je vous le dis en toute sincérité, j'ai très longtemps hésité à voter pour vous, j'ai même partagé certaines de vos paroles sur mon profil FB. Mais voilà, le programme de M. Hamon correspondait mieux à mes idées. Ce n'est pas contre vous. La démocratie, c'est un peu ça, choisir donc renoncer.

    Je n'ai pas cédé, je n'ai pas voulu voter utile, ce en quoi, je crois que vous pouvez dire que je n'ai pas tord (noooooon... Je ne vous demande pas non plus de dire que j'ai raison, je ne suis pas comme ça !)

     

    Donc, voilà, avec 12 ou 13 copines, on n'a voté pas pour vous (oui, que des filles, je n'ai pas trouvé beaucoup de garçons... ). Pas tellement plus que 12 ou 13.

     

    Les gens ont voté. Mes copines et moi aussi.

    On s'est pris une taule.

    Vous, vous n'étiez pas si loin du succès, mais vous n'avez pas été qualifié. J'aurais tellement préféré que ça soit vous plutôt que Mme LePen. Mais voilà, c'est elle.

     

    Votre projet est un beau rêve. Un beau rêve qui pourrait devenir réalité.

    Sauf que...

     

    Sauf que depuis lundi, je me suis fâchée avec beaucoup d'amis de gauche. D'amis qui d'une manière globale ont les mêmes aspirations de gauche que moi. Mais là, on est très fâchés.

    Jamais, jamais j'aurais pensé avoir si mal à ma gauche, si mal au cœur.

     

     

    Parce que le 7, je vais aller voter. Voter contre. Contre Mme Lepen. Pas blanc. Non, je vais voter Macron. Je ne me suis pas posé la question longtemps. Je ne me suis même pas posé la question.

    Je vais m'asseoir sur mes rêves, sur mes aspirations... Ils ne sont pas lisses, mes rêves.

    J'ai beau être polie, quand je souffre, je deviens vulgaire. Alors, oui, s'asseoir sur ses rêves, ça fait mal au cul.

    En revanche, je ne m'assieds pas sur mes convictions. Parce que, j'estime que Mme LePen ne doit pas pouvoir accéder au pouvoir. Que ça serait trop grave. Ma conviction profonde, c'est que la France ne doit pas subir le nationalisme, encore une fois.

     

    M. Macron est un adversaire. Mme Lepen une ennemie.

    (j'avoue, ça n'est pas de moi... de discuter depuis trois jours avec plein de gens, j'ai entendu des trucs hyper bien. J'avoue, je ne sais plus de qui c'est, mais pas de moi en tous, mais comme ça claque comme formule, je l'emprunte)

     

    Depuis Lundi, je ne vois que des appels à l'abstention ou au vote blanc #sansmoile7 de la part de certains de vos militants (pas tous, on est d'accord)

    Bon.

    En revanche, si je dis que voter blanc, c'est offrir un boulevard à Mme LePen, on me répond que je n'ai pas le droit de dire ça. Que les abstentionnistes ne seront pas responsables de l'arrivée au pouvoir de Mme LePen.

    Je veux bien beaucoup de choses, mais c'est chaud patate comme conception, un peu... beaucoup...

    Moi, je dois aller me faire mal au cul et les autres vont s'abstenir pour avoir les mains propres et on ne pourra même pas gueuler.

    (en même temps, c'est drôle parce que ce sont les mêmes gens qui ont dit avant le premier tour "si tu t'abstiens tu n'as pas le droit de te plaindre"... Et puis même, ce sont les mêmes qui ont pleuré quand Trump a été élu... élu parce que beaucoup (notamment des partisans de Sanders) ont trouvé Mme Clinton trop à droite. Ce qui n'est pas faux. OK, Trump n'est pas LePen, patin-couffin, mais c'est moi où y'a comme un parallèle troublant ?)

     

     

    J'ai lu que voter Macron, c'est mettre LePen au pouvoir en 2022. Ok. Sauf si je compte mal, mais s'abstenir c'est laisser LePen accéder au pouvoir en... 2017... Et en 2022 et certainement en 2027. Pas parce qu'elle aura fait un bon boulot, mais parce que je ne suis pas certaine que nous soyons encore libres de nos choix. Bon, bon, bon...

     

    OK, le libéralisme fait des ravages. Beaucoup... C'est dramatique. Mais est-ce réellement décent de le comparer à la Shoah ?

     

    J'ai quelques questions (je sais bien que vous risquez de ne pas avoir envie de me répondre, mais ce sont de vraies questions) :

    - Est-ce que vous pensez vraiment que Macron et Lepen, c'est la peste et le choléra ? Nan, mais parce que je comprends bien que Macron, c'est libéralisme, que c'est la finance et pas l'humain, mais est-ce vraiment à mettre dans le même sac que Mme LePen ? Ça me donne un peu l'impression que, plutôt que de faire passer M. Macron comme un despote, ça fait presque passer Mme LePen pour une démocrate... vu que c'est kifkif)

     

    - Est-ce que vous cautionnez une arrivée au pouvoir de LePen due à l'abstention ? (j'ai bien compris votre système, c'est pas moi qui cause, ce sont militants et "non, je ne dirais rien"... Allez, à moi, vous pouvez le dire !)

     

    - Est-ce que vous pensez qu'après tout ce qu'on vient de se prendre dans la tronche, qu'on va devoir aller toutes seules, mes copines et moi, faire taire nos rêves et votez ensuite France Insoumise aux législatives ? Je parle de mes copines qui ont si mal voté au premier tour, mais aussi de mes potes qui avaient voté utile ou d'adhésion pour vous et qui là, sont désemparés devant cette insouciance à laisser Marine LePen débarquer ? On va être tout seuls, en première ligne, alors que plus que jamais on devrait être ensemble, unis, solidaires. Non ?

     

    - Et LePen ? Elle va en faire quoi de vos abstentions ? Elle va comprendre votre révolte ou elle va s'en servir, s'en faire un paillasson et essuyer ses bottes sur votre beau rêve ?

     

    J'ai une pensée très émue pour tous mes potes qui sont des militants de longue date pour vous, qui ont rêvé ensemble avec vous. Qui ont vu leur rêve brisé dimanche et qui maintenant le voient tourner au cauchemar. Ils sont sonnés. C'est terrible. Je suis tellement triste pour eux.

    J'ai tellement peur pour nous. La démocratie, c'est comme rêve, c'est fragile. Des centaines de milliers d'hommes et de femmes l'ont rêvé, des millions en rêvent... Ne brisons pas la notre et continuons à rêver ensemble, tant que c'est possible.

     

     

    Monsieur Mélenchon, je me doute que vous n'avez pas que ça à faire que de répondre à mes questions naïves. Nous sommes nombreux à avoir ces questions. Allez, je vais faire comme la dernière que j'ai écrit à un politique : M. Mélenchon, vous pouvez passer papoter. Tranquillement, de citoyen à citoyenne. De rêveur à rêveuse. Ça n'est plus la saison des choux de Bruxelles dont mon gratin est réputé... ça n'est pas encore celle des courgettes. En revanche, les premières fraises arrivent. Je fais une tarte qui s'appelle "la tarte nuage". Elle est douce, elle est légère, elle est bonne. Venez quand vous voulez, vous êtes bienvenu. Vraiment !

     

     

    Pour ceux qui lisent cet article : J'en ai ras-le-pompon d'avoir à me justifier. Vous vous abstenez ? C'est votre problème. J'ai passé les trois derniers jours à débattre avec les abstentionnistes. Je n'en peux plus, je ne veux plus entendre vos arguments. S'il vous plait, ne laissez pas de commentaires, ayez la décence de respecter mon incompréhension... Ne vous faites pas de mal, allez causer avec ceux qui sont d'accord avec vous. Ne me faites pas de mal. C'est assez comme ça. J'ai assez mal pour le 7.

     

     

    Love sur vous (oui, sur vous aussi M. Mélenchon)

    Je suis sur FB.

     

    Marion

    NB : je ne suis personne, je ne suis pas journaliste, je ne suis pas cartée. Nulle part. Et puis non, je ne suis pas personne. Je suis une citoyenne.

     

    Est-ce une bonne idée d'écrire à Jean-Luc Mélenchon ???

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Hier, y'avait du soleil.

    On a pris les gosses et les vélos, notre courage à deux mains et notre carte d'électeur dans l'autre (comment ça, ça fait trop de mains... Vous avez le sens du détail, je trouve)

    On a failli partir vers 11 heures, mais on a croisé notre voisin-copain.

    On s'est quitté en se disant qu'on allait voter. Qu'il fallait bien. On a soupiré. On a dit "on verra bien"... On a dit "bonne journée". On a dit "j'espère".

    On est parti plus tard, mais vu qu'on ne voulait pas remettre notre participation au lendemain, on ne s'est plus arrêtés en chemin.

    C'est comme ça, les jours d'élections au soleil. Au bureau de vote, on a croisé, la directrice de la petite école, un copine, un autre voisin, un parent de l'asso des parents d'élèves, une maman du collège.

    Rentrer dans le bureau de vote a pris du temps, et pas seulement parce qu'il y avait la queue.

    A chacun, on a dit qu'on allait voter. Qu'il fallait bien. On a soupiré. On a dit "on verra bien"... On a dit "bonne journée". On a dit "j'espère".

    Et les gosses s'impatientaient, ils ont trouvé ça pénible, d'aller voter.

     

    C'est pas qu'on voulait pas.

    C'est pas qu'on savait pas quoi voter...

    C'est qu'on avait peur.

    A voté. Parce qu'il fallait bien. On a bien voté. Parce qu'on a voté ce qu'on croyait juste.

    C'était fait. Des mois qu'on attendait. On a presque été soulagés. Presque.

     

    En sortant, on a croisé d'autres copains, au magasin (oui, le magasin est ouvert le dimanche matin... et parfois on y va, même si on est contre le travail le dimanche, on est quand même contents d'avoir des oranges d'espagne, même si on préfèrerait qu'elles soient bio et de France...)

    Avec les copains, on a dit qu'on avait voté Qu'il avait bien fallu. On a soupiré. On a dit "on verra bien"... On a dit "bonne journée". On a dit "j'espère".

     

    Et puis, le soir est arrivé.

    On aurait bien voulu que les enfants s'endorment.

    Parce que ce soir, y'avait élections.

    Comme on avait la trouille, on avait invité des copains. On a pas tous voté la même chose, mais on est copains et ensemble on a moins peur... Mais on a tous un peu espéré. Et puis on a arrêté d'espéré. Mais on a essayé de passer une bonne soirée.

     

    On n'a pas aimé le résultat.

    On a un peu écouté les candidats. On a crié. On a râlé. On a rit. On a dit des grosgros mots, alors que les enfants étaient redescendus. On a bu du vin... On s'est dit que ça aurait pu être pire. On a passé une bonne soirée, parce qu'on était en gens de bonne compagnie.

     

    Et puis ce matin... ce matin... en passant devant l'école, j'ai vu, sur le panneau de Hamon "cet homme a fait perdre la gauche. La honte".

    J'ai eu mal à ma démocratie. Très.

     

    Quand je suis arrivée à la maison, y'avait une voiture devant mon garage. Y'avait des places plus loin. Y'a un mec qui m'a dit :

    - comme je n'en ai pour 10 min, je laisse ma voiture là.

    - non.

    - non ? Mais je vous ai demandé, c'est bon, non ?

    - non, c'est pas bon, vous êtes devant un garage, ça gêne, mettez-vous plus loin, y'a des places.

    - Ooooh, ça va hein, je vous demande, alors je peux rester.

    - non, je vais appeler la police.

    - Ben, c'est ça, appelle la police et vote FN !

     

    Quand j'ai ouvert mon fil FB, je n'ai vu que des appels à l'abstention, que des "c'est la peste ou le choléra"...

     

    Alors, là, j'ai eu la nausée pour de vrai, celle que j'aurais du avoir la veille.

     

    Je suis désolée, mais l'un est certes un financier, mais c'est aussi un démocrate.

    L'autre, c'est le racisme, le non-respect des femmes, la violence...

     

    Jamais je ne cautionnerai ça.

    Oui, je vais voter contre.

    On m'a fait suer toute la campagne pour que je vote pour un candidat alors que je soutenais le programme d'un autre. Au nom de "l'utilité"...

     

     

    Quand j'ai récupéré le benjamin, il m'a demandé : maman, c'est vrai que t'es la honte qui a fait perdre la gauche ?

    Mon fils de 9 ans m'a demandé si j'étais la honte.

    Mon fils de 9 ans.

    La honte...

    Qu'est-ce que je lui apprends de la démocratie ?

     

    Je suis complètement abasourdie. J'ai mal là où je ne pensais pas que j'aurais mal... Jamais j'aurais cru.

    Sarko qui avait fait le coup du "ni-ni", j'avais trouvé ça très violent.

    La "peste ou le choléra", c'est pire.

     

    (j'ai l'impression qu'on ne prend pas vraiment conscience de ce qui va nous arriver sur le coin de la tronche... Non, je ne crois pas qu'on aura la liberté d'aller gueuler dans la rue. Non, je ne pense que ça ne va que durer que 5 ans. Non, je ne pense pas qu'une bonne guerre civile renversera les choses. Parce que je ne pense pas qu'il y ait de bonnes guerres. Je pense que certains vont laisser le pire arriver. Le pire. Les années 40, c'était les potes du père de la fille... La rafle du Vel d'Hiv... Rien que ça... )

     

    J'ai voté pour au premier tour, je vais voter contre au second. C'est le jeu. Quand on n'a pas assez de voix, on n'est pas au second tour. C'est la règle. Alors, on évite le pire... c'est devenu la norme. On le fait parce qu'on croit que le pire, c'est pire et qu'on ne mérite pas le pire... alors, on range ses espoirs et ses envies et on fait juste en sorte que le pire ne s'abatte pas. Et c'est courageux de le faire. De faire taire ses aspirations profondes pour ce qu'on espère mieux que le pire.

     

    Allez, je suis sur FB.

    Il est entendu que je vire les com haineux... vous avez la liberté d'aller lire autre chose que mes sornettes.

    Et je porte plainte dès que les propos le nécessite.

     

    (la photo, c'est hier. On avait ri quand même)

     

     

    Est-ce une bonne idée d'être un lendemain d'élection ???

     

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  • Dimanche, on vote. Enfin, certains vont voter. Parce que plein vont avoir mieux à faire et les gardons devront être sur leur garde, le nombre de pêcheurs du dimanche risque de considérablement augmenter et l'abstention coulera tranquille, parce que le raz de marée, c'est bien elle.

     

    Parce que voilà, les pêcheurs, autant les tanches ça les intéresse, autant la politique, ça s'en carre l'oignon, d'une force... Au moins moins force 10 sur l'échelle de la pêche en eaux troubles. Ça s'en fout comme de sa première canne.

     

    Le pêcheur considère qu'effectivement la classe politique est un panier de crabes, que derrière chaque discours on peut se dire qu'il y anguille sous roche, que tout ça, c'est des histoires de gros poissons, quand le pêcheur du dimanche ne s'intéresse qu'aux petites ablettes... ce que je comprends complètement et même que je ne suis pas loin de penser la même chose.

     

    Il est vrai que cette campagne est loin d'envoyer du rêve comme peut le faire une truite arc-en-ciel... Il n'y a rien de drôle, cette fois. Pas le moindre poisson-clowns (en revanche, on trouvera certains qui même la main prise dans la nasse continuent à noyer le poisson)

    Sauf que la politique (politikos en grec, c'est le cadre général d'une société organisée et développée), ben qu'on le veuille ou non, ça impacte légèrement nos life, même celle des pêcheurs.

    La politique, c'est que qui va faire les lois auxquelles on va devoir se plier (en quatre). C'est ce dit où tu peux naitre, comment tes bébés seront gardés, ce qu'ils pourront apprendre et dans quelle école, comment ils pourront s'habiller... Quel air ils pourront respirer, pour ne parler que des choses générales...

    C'est ce qui dit si on fout sur la gueule de nos voisins ou si on reste en paix...

    C'est ce qui décide de comment tu pourras vieillir et mourir...

    Deux fois rien, quoi. Du menu fretin.

     

    Pour toi, le pêcheur qui s'en fout de la politique, c'est ce qui va te dire quand tu peux pêcher, quoi et quelle sera la qualité de ton eau.

     

    Alors oui, les Hommes et les Femmes politiques qui en ont fait leur métier ressemblent plus à des requins qu'à autre chose... Mais, ils décident de nos vies.

     

    Alors, dimanche, on peut, avant d'aller à la pêche, se dire qu'on peut éplucher les professions de foi, sur les 11 programmes, y'en aura bien un qui sent un peu moins le poisson pourri que les autres. Après, tu pourras toujours te servir des papiers pour emballer tes truites.

     

    Dimanche, tu peut bien prendre tes gaules, en sachant tout de même que l'avenir de la Gaule dépend aussi de toi !

     

    Ou tu peux aussi rester muet comme une carpe.

    (et je connais des gens qui ne votent pas parce que le système ne leur convient pas. En revanche, ils sont super plus calés que moi en politique... Et ça j'avoue que je le respecte complètement. j'ai juste du mal avec le concept de "la politique, moi, je m'en fous". Je ne comprends pas, j'avoue)

     

    Allez, je suis sur FB et sur IG itou.

    Love sur vous !

    (je vire tous les com haineux, racistes, homophobes... et même avant de les virer, je les signale, parce que c'est un délit !)

    Une dernière chose, je n'ai rien contre les pêcheurs... (je le précise parce que, en fait on ne peut rien dire sans s'en prendre un peu dans la tronche, même quand il s'agit juste d'une figure de style)

    Est-ce une bonne idée d'aller à la pêche dimanche ????

     

     

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