• Le benjamin, il est comme ça. Il préfère "rêver à des choses merveilleuses" plutôt que de bosser les soustractions à l'école.

    Autant, les additions, ça va à peu près, il veut bien qu'on lui rajoute des billes/bonbons/legos. En revanche, l'idée qu'on lui retire des billes/bonbons/legos, ça, ça ne lui va pas. Il ne veut pas faire de soustractions.

     

    Bon.

     

    Et puis, lundi, encore dans son lit, j'ai bien vu qu'il faisait sa bouche à l'envers des mauvais jours.

    - Papa, il m'a réveillé !

    - oui, on est lundi. École. Additions.Soustractions, toussa.

    - Mais il m'a réveillé en plein dans rêve.

    - Oui, ça arrive...

    - Mais il m'a réveillé en plein dans un rêve que je n'avais jamais fait.

    - ... ... ... ... Oui... Bon... Mets ton slip.

     

    Au petit déj, on a regardé la météo. C'est marqué : 08h00 : neige.

    A 08h03 nous sommes sortis pour aller à l'école et les premiers flocons sont tombés. La classe.

    Le benjamin a dit "Il pleut des fleurs".

     

    Le benjamin, il est comme ça, il met du joli sur gris.

     

    J'ai vu la maitresse de la petite benjamine. On se connait bien... Elle avait déjà l'aînée.

    Je lui raconte.

    Elle dit : c'est joli ! Un poète.

    - Oui... C'est joli, mais avec tout ça, le benjamin-poète qui n'aime pas les soustractions, il va rester chez ses parents à peu près jusqu'à 45 ans... Parce que la poésie, c'est joli, mais ça ne fait pas manger dans la vie.

    - Mais non, elle dit. Si ça se trouve, il va écrire des chansons d'amour à succès et il sera riche.

     

    " Il pleut des fleurs

    Il fait froid dans mon coeur

    Le rêve inachevé

    avec toi je vais le terminer

    Lalalalalalalalalala"

     

    Bon.

    Bon, bon, bon...

    Voilà. C'est du Benjamin Barbelivien.

     

    Dans 20 ans vous allez regretter qu'il n'ait pas été bon en math, plutôt...

     

    Je suis sur FB

    Love sur vous !

    Est-ce une bonne idée que le benjamin aime la poésie ???

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  • Sur mon fil d'actu FB je vois apparaitre un petit encart :

    "La fatigue est mauvaise conseillère, elle nous fait dire de mauvaises choses. Alors, remettez les perspectives en perspectives" (genre), signé "Maman Zen"

     

    Alors, ma chère Maman Zen, je ne sais pas qui tu es. Je ne suis même pas sûre que tu existes en vrai, mais permet-moi de te dire deux ou trois trucs.

     

    Alors, si tu arrives à mettre les perspectives en perspectives, en étant fatiguée, je dis, Yallah !

    Je dis surtout, Madame Maman Zen, que soit tu as réussi à éduquer tes enfants d'une façon merveilleuse et qu'ils ne te font pas suer quand tu est crevée. Bravo.

    Soit, tu n'as comme perspective que votre nombril... Ce qui me semble beaucoup plus probable.

     

    Si tel est le cas, je pense que tu ne sais pas ce qu'est la fatigue. La vraie.

    Celle qui transforme la plus douce des reums en Madame Sans Zen.

    Cette fatigue qui rend idiote la plus érudite d'entre nous... à ne plus savoir ce qu'est une perspective

    (Une perspective ? Une ligne perspective à une autre forme un angle de 90° ? Une perspective ? Une fille qui fait des enquêtes : Genre Perspective Gadget ??? )

     

    Cette fatigue qui fait que toute bienveillante que tu es, tu gueules parce que ça fait 5 fois que tu demandes gentiment que le slip sale qui se languit sur le dossier du canapé doit regagner la panière de linge sale, fissa. (les slips sales ont indéniablement des problèmes de surdité. Les enfants eux, ont une audition sélective)

     

    Cette fatigue qui fait que moi, Maman sans Zen, je ne sais plus compter que jusqu'à 3 : Attention, si à 3 le slip est toujours sur la canapé, je vais crier... 123 AAAAAAAARGH !!!

    Alors que toi, Maman Zen, tu comptes simplement sur tes enfants et ça marche (chez moi, mis à part quand ils sont sur les fesses du benjamin, les slips n'ont pas jambes ce qui fait qu'ils ne marchent pas seuls jusqu'au panier de linge sale. Pétard ! Sourds et cul de jatte. C'est moche !)

     

    Cette fatigue qui fait que tu ne supportes plus ta cadette qui chante, (non qui hurle) "Libérééééééééeeeee Délivréééééée" depuis 45 min.

     

    Intervention de Maman Zen : Un conseil : si vous êtes fatiguée, reposez-vous !

     

    Sans déconner, Maman Zen ! Pétard, nous, les Mamans Sans Zen, on n'y avait jamais pensé.

    Tiens, si je m'octroyais une pause de 18 secondes (en ramassant le slip sale) ? Ça ne serait pas con, ça.

     

    Merci, Maman Zen pour ce précieux conseil.

     

    La fatigue, chère Maman Zen, la vraie fatigue est une chose terrible.

    La vraie fatigue, c'est quand ça fait des mois que tu n'as pas fait une nuit complète.

    La vraie fatigue, c'est quand tu ne poses ton cul qu'une fois par jour, juste pour donner la béquée à un bébé qui te recrache ta purée pressée-purée à la main.

    (du verbe Presser-Purer, oui, c'est un verbe composé. Ça n'existe pas ? m'en cogne, je dis ce que je veux... La perspective, c'est quand on a vachement d'intelligence et qu'on arrive à deviner des trucs, non ? "L'inspecteur Gadget est une personne pleine de perspectives")

     

    La vraie fatigue c'est quand tu te magnes de sortir du boulot plus tôt que d'habitude, que t'as pas pris de pause à midi pour aller chercher les enfants à la sortie et que tu entends :

    "Pfffffff... T'as pas pris ma draisienne, d'abord" (non, je n'ai pas pris ta draisienne au boulot)

    " Quoi ? On ne va pas à la piscine ??? " (non, on avait dit qu'on irait mardi et on est lundi)

    "Bouuuuuuuuuuuuh !!! Moi, je voulais, qu'on achète un petit pain au chocolat" (oui, mais la boulangerie est fermée le lundi)

    "Ouais, ben la mère à Hugo, elle l'attend avec des gâteaux à la sortie de l'école, nous on va devoir manger du pain avec du beurre alors qu'on préfère les gâteaux"...

    "Bououououououououououououououououououououououh !!!!!!" Cri de bébé qui veut marcher en trainant un sac de 8 kg sans que personne ne l'aide et qui n'y arrive pas.

    Et encore, et encore, et encore et encore...

     

    La vraie fatigue, c'est quand la tranche "17h-20h30" ressemble à un jour sans fin, sans pain, sans rien. Un tunnel dont tu ne vois que le bout du rouleau.

     

    Je te jure, Madame Zen, c'est pas tous les jours, mais c'est jours là, c'est les jours loose, les jours où le mot perspective devient une maladie où tu dois becqueter des Xanax par plaquettes de douze pour tenir le coup.

     

    Alors, je te dis juste une chose, Maman Zen : Ferme ta grande bouche. Garde ton joli nombril comme perspective personnelle... Un conseil ? N'en donne pas ! Jamais. Pas un seul. Ni a ta sœur, ni à ta voisine, ni à tes copines. Ta life est ta life... Pas celle des autres. Tant mieux pour toi si tu as la faculté de mettre les choses en perspective quand tes paupières ne tiennent ouvertes que si tu y glisses des allumettes pour maintenir une ouverture décente.

     

    Ouais, y'a plein de jours (et même de nuits) où je suis une Maman sans Zen. Je fais ce que je peux. Je peux peu, parfois...  Alors, je sais que ça n'est pas top, je sais que ça pourrait être mieux. Je n'ai pas besoin que tu me le dises en mode "donneuse de leçons"

    Sois égoïste, maman Zen (tu l'es déjà, mais, sois une ultimate égoïste), garde tes leçons pour toi.

     

    Merci

    (et ta gueule)

     

    Sinon, je suis sur FB !

    Love sur vous, plein !

    (c'est moi, c'est une photo posée pour une copine qui avait besoin d'une photo de reum fatiguée. je le fais bien, hein !)

    Est-ce une bonne idée de ne pas être une maman zen ???

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    21 commentaires
  • Nous sommes des temps de cerveau disponible.

    Nous sommes des cibles ou parfois même quand on tente de mettre du sentiment en plastoc, nous devenons des cœurs de cible.

    Nous sommes des voix à prendre.

     

    Mais nous avons des voix pour crier. Encore. A nouveau.

     

    Nous sommes des statistiques.

    Nous sommes des ménagères de moins de 50 ans.

    Nous sommes des cibles.

    Nous sommes des masses salariales.

     

    Mais nous sommes surtout plein. Nous sommes des masses.

     

    Nous sommes des besoins à créer.

    Ta mère, oui ! Nous avons des besoins, des droits.

     

    Nous sommes devenus vides.

    On nous a vidé. Vidés de notre humanité.

    Nous sommes devenus des consommateurs.

    Nous sommes des moutons.

     

    Hey ! Nous avons été "Charlie". Nous avons été ¨Paris".

    Et puis quoi, finalement ?

     

    Nous sommes là.

    Remettons nous debout.

     

    Nous sommes "NON" !!

    Nous sommes ce que nous voulons être et pas ce qu'ils veulent qu'on soit.

     

    Nous sommes des vies à vivre et pas des vie à donner, des vies à sacrifier pour le profit de quelques uns.

    Nous sommes des idées.

    Nous sommes des futurs qui commencent maintenant.

     

    Nous avons le droit. Le droit de vouloir et de ne pas vouloir.

    Le droit d'être contre ou tout contre.

    Le droit de proposer et d'écouter.

    Nous avons le devoir de ne pas nous laisser faire.

     

    Nous sommes en vie. Notre vie, pas celle qu'on décide pour nous. Nous sommes libres, même si on veut nous faire peur.

    Nous sommes en vie.

    Nous sommes en vie.

    Nous sommes en vie.

    Il est temps de nous dire que nous vallons mieux que ça. On vaut mieux que ça. Vraiment.

     

    Et je le dis : JE SUIS MARION.

    Je le répète, même : JE SUIS MARION

     

    C'est une vidéo qui circule, avec des blogueurs, des vidéastes. Une vidéo qui nous dit qu'on vaut mieux que ça. Chacun peut participer, raconter, dire, gueuler... Parce qu'on vaut mieux que le futur qu'on nous prépare. (elle est son mon profil perso, je la mets sur le profil onnapas4bras. Et sinon, elle est là sur youtube. A diffuser)

    Love sur vous ! Love sur nous.

    (c'est pas moi... Ben non. C'est ma cadette. Qui est libre, enfin dont j'ai envie qu'elle le soit)

    Est-ce une bonne idée de se demander si on vaut mieux que ça ???

     

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    3 commentaires
  • Monsieur le Président,

    Vous passez sur France inter, ce soir, pendant deux heures.

    Moi pas.

    J'ai voté pour vous en 2012. Le soir du second tour, avec mon conjoint on s'est dit : bon, maintenant, ils vont devoir être bons et se retrousser les manches.

    (en vrai, on n'a pas dit "se retrousser les manches", les soirs d'élection, nous sommes souvent très vulgaires, cependant, on peut dire que finalement, c'est nous qui avons un sentiment profond, pour rester polie et décente)

     

    Je me souviens surtout que vous, président, vous alliez vous en prendre à la finance.

    Certainement n'avons-nous pas la même définition de la finance.

    Moi, je pensais, que la finance, c'est la bourse, les intérêts que les plus que déjà riches touchent sans trop en foutre en rame...

    Mais visiblement, la finance, pour vous, ce sont les petites gens, les travailleurs (oui, ceux du dimanche aussi), les précaires, les moins que rien, les déjà tout petits...

    Alors, là, je vous dis bravo ! Vous avez réussi à vous en prendre à cette finance-là.

    Ce n'était donc qu'une question de vocabulaire...

     

    Je ne suis pas quelqu'un d'important. je suis juste une "gens".

    Je ne passe pas à la radio nationale.

    Vous savez, on en bouffe des ronds de chapeau, nous les gens... de gauche.

    Des hauts de forme, des bien jolis, des ronds de cuir. Et finalement, on ne sait plus quelle casquette mettre sur notre tête, pour rêver, pour nous protéger un peu aussi.

     

    Quand j'ai voté pour vous en 2012, en mon âme et conscience et avec toute ma naïveté, j'y ai cru.

    Mais, après des années de mépris d'un président de droite qui se pensait plus grand qu'il ne l'était, j'ai découvert le mépris d'un président, d'un gouvernement, de toute une classe politique pour son propre électorat.

    Parce que oui, il est propre votre électorat, figurez-vous.

    Il y a une base fidèle, qui ne vote à droite qu'en trainant les pieds pour ne pas entendre les bruits des bottes.

    Vous savez, c'est dur, pour nous, gens de gauche, de faire ça, ça fait un mal de chien.

    Parce que, ça n'est pas de la démocratie, de voter "contre".

    C'est violent.

     

    Avec vous, j'apprends ce qu'est la violence lente, celle qu'on prend tous les jours un peu dans la figure.

    Il me semble que comme avec le mot "finance", vous avez un problème de définition avec le mot "gauche" ou le mot "socialisme".

    Mais ça ne sont pas que des mots, ce sont des valeurs.

    Ça ne sont pas que des mots...

    Ou alors, si vous me donnez votre définition de la "gauche" vais-je découvrir qu'en réalité, je ne suis pas de gauche...

     

    Et en 2017 ? Que vais-je faire, en 2017 ?

    Honnêtement, je ne peux pas voter pour vous. Vous ne me représentez pas. Vous faites du mal aux gens de gauche, vous faites du mal à la gauche, vous faites du mal aux gens tout court et ça ne sont pas que des mots.

    Je vous ai longtemps trouvé des excuses... Je ne vous en trouve plus. Ni à vous, ni au gouvernement.

     

    C'est quoi ? Une stratégie :

    Vous espérez vous retrouver au second tour face à Marine LePen et renquiller pour 5 ans. Mais vous rêvez des genoux, ça n'est pas parce que vous faites une politique de droite que les gens de droite vont voter pour vous (je vous signale juste que ce matin, le seul à applaudir des deux mains votre réforme des lois du travail, c'est Eric Woerth. Nan, mais pardon, mais Eric Woerth, quoi !) et puis parce que vous faites une politique de droite, les gens de gauche ne voteront pas pour vous.

    Et je suis une "gens", je ne veux pas être le jeu d'une stratégie politico-personnelle. Je veux être juste Je.

     

    Je ne suis pas fine politologue, mais vous allez réussir l'exploit de ne pas vous faire vous faire élire parce que les gens de droite ne voteront pas pour vous... Et parce que les gens de gauche ne voteront pas pour vous. Balèze !

    Et puis, vous avez réussi à faire croire à des gens que Marine LePen a un programme plus social que vous... Et si ça se trouve ça n'est pas faux.

     

     

    Je ne vais pas vous la jouer la longue, vous avez tellement mieux à faire que d'écouter l'opinion des gens. Une mission, certainement...

    Je me permets simplement de vous rappeler que vous n'êtes pas l'élu des dieux, vous êtes l'élu des gens... Si vous aviez été l'élu d'un Dieu, certainement auriez-dû vous l'écouter. Alors quoi ? les gens, c'est moins bien que Dieu ? Par les temps qui courent, je voudrais tellement plus croire en l'humain qu'en un Dieu.

     

    Laïcité quand tu nous tiens !

    Encore un mot...

    Finalement, Liberté, Égalité et Fraternité ne sont plus que des mots. Que des mots... Des maux... Pas des mots doux, des maux bien durs.

    (en vrai, j'en ai un peu marre d'écrire des trucs pas drôles. Je préférais quand je parlais des couches pleines de caca de mes enfants, quand je me moquais de ma désorganisation de maman, quand je vous faisais rire avec mes râteaux playmobils, quand je vous racontais les looses et les bonheurs d'une vie de famille... Ben voilà, je n'arrive plus à écrire ça. Même la gastro ne m'inspire plus (pourtant, j'ai un article en cours..). Parce que, en 4 ans j'ai perdu un truc très précieux, j'ai perdu une part d'insouciance. Maintenant, je me fais du soucis. Plein de soucis...

     

    Je suis sur FB... Ici et aussi !

    Love sur vous (pétard, il va nous en falloir)

    Est-ce une bonne idée d'être une électrice de gauche ????

     

     

     

     

     

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    11 commentaires
  • Ce matin, j'étais chonchon.

    J'ai dû sortir trop tôt pour un jour de vacances. Le benjamin a tenu absolument à faire un stage de piscine. À 9 heures. Sans déconner. 9 heures !

    En plus, ça caille.

    Et puis, ma rue, elle est moche, y'a plein de bagnoles.

    Et puis, et puis, j'ai perdu mes gants.

    Rien ne va. Tout est moche.

    (non, je n'ai pas le sens du tragique)

    Je serais bien restée, à glander au chaud devant FB.

    Le seul truc bien, c'est qu'il y a marché et que je vais juste avoir le temps d'y aller le temps du stage.

     

    Larguer le benjamin.

    Aller au marché.

    Loose... Vacances... Pas le maraîcher. Pas le marchand de pommes. Trop tôt pour aller à la piscine.

     

    Et puis, je croise Sylvie, à la terrasse du café de ma ville (oui, il n'y a qu'une terrasse)

    (hé, elle ne s'appelle pas Sylvie, hein, mais déjà que je fais des personnages avec des vrais gens, je ne vais donner les vrais noms).

     

    Sylvie, c'est une voisine marrante que j'ai rencontrée grâce à nos problèmes de voisinages. C'est ça qui est bien avec les problèmes de voisinages, c'est que des fois, ça fait que les gens se parlent, se rencontrent.

     

    Elle m'a dit : Hé ! J'ai le même chapeau que toi, mais dis donc, t'as pas gants ? Tu les as perdus ? Ils sont violets ?

    - oui et non.

    - ?

    - Oui, je les ai perdus, non, ils ne sont pas violets.

    - C'est vraiment bête, ça, parce que j'ai trouvé des gants violets.

     

    Elle est chouette, Sylvie. Elle parle tout le temps, elle est drôle.

    Alors, j'ai fait un truc que je ne fais jamais. Je me suis assise à côté de Sylvie, j'ai pris en café en terrasse, sur LA terrasse de ma ville.

    Sylvie, elle parle tout le temps et elle connait tout le monde.

    On a vu passer Bastien qui est venu s'assoir avec nous, il galère avec son interim, c'est loin... Mais cet aprèm, comme elle est en arrêt, Sylvie va le déposer.

    Elle m'a dit : c'est un chouette gars, c'est pas drôle sa vie, il a tout perdu, mais il est élégant, il va s'en sortir.

    Et puis, on a vu Marie. Sylvie m'a dit : Rôôôh... Marie... Elle a un bac secrétariat et elle doit faire des ménages. C'est injuste et puis, elle est belle comme un cœur, Marie !

    Et puis, on a vu Marthe. Sylvie m'a dit : elle est extraordinaire, Marthe, tous les jours, elle va fleurir son mari au cimetière et puis, elle a un potager, elle en fait pour un régiment, mais elle est toute seule, alors, elle nous file ses patates. Et t'as vu comme elle est belle à 77 ans.

    Et puis, on a vu Monique. Elle n'a plus une dent en bouche, Monique. Sylvie, elle a dit : C'est pas marrant pour elle, ses fils ne l'aident pas, alors qu'elle est charmante, Monique !

    Et puis, on a vu Ahmed. Sylvie a dit, il s'est fait jeter de son boulot, mais il est tellement respectueux des gens...

    Et puis, on en a vu, encore et encore et encore. Sur vingt minutes, c'est chaque passant qui est venu claquer une bise à Sylvie.

    A chaque fois, Sylvie, derrière la misère, elle m'a dit le bon, le bien, le beau, le doux...

     

    Quand j'ai dû repartir chercher le benjamin à la piscine, j'étais bien contente de n'être pas restée peinard, devant  Facebook.

    J'ai vu de la vie. Plein.

    Alors, elle a dit : hé ! Au printemps, on va se faire une pétanque, avec un barbecue, parce que c'est un chouette quartier...

     

    Je me suis levée.

    Je suis partie.

    J'ai fait deux pas.

    J'ai entendu Sylvie me crier "hé ! Trouve-toi des gants !!"

     

    Voilà. C'est tout.

    Rien du tout... mais c'est tout.

    Love sur vous !

    Je suis sur FB !

    (ça n'est pas la photo de ce matin, c'est un autre café... Avec un super bouquin)

     

    Est-ce une bonne idée d'avoir vu des gens ce matin ???

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    12 commentaires