• C'était un samedi.

    Il faisait beau.

    Sur la place, y'avait plein de vélos. C'était la fête ! On était 400, avec nos marmots.

    Sur la place, y'avait un manège. Un manège très rigolo, un manège à vélo. Comme une course en rond. Les enfants pédalent pour le faire avancer, c'est vraiment rigolo.

    Un manège tout gratuit, il suffit d'être un marmot pour monter.

    Et puis, y'avait aussi ces deux petites filles. Belles comme tout.

    Elles ont regardé le manège qui tournait. Un tour.

    Elles auraient pu se mettre dans la file des gamins qui se marraient en attendant de pouvoir faire un tour.

    Elles ne l'ont pas fait.

     

    Les gamins se sont installés. Il restait des places.

    Elles ne sont pas venues. Personne ne les a invitées, c'est vrai.

    Elles sont restées toutes les deux, la petite et la grande.

    Elles avaient un sourire moins large que les autres.

    Elles n'ont pas rit aux éclats.

    Dans leur main, y'avait un gobelet aussi crado que leurs fringues. Un gobelet qu'elles doivent remplir de petites pièces. Pour remplir leur estomac et ceux de leur famille.

    Le manège, c'est pas pour elles, même si ça ne coûte pas une thune.

    Le manège, elles le regardent tourner. Deux tours.

    Le manège, ça n'est pas pour elles. Elles le savent, elles n'ont même pas essayé de faire la queue, pour voir si on les laisserait monter ou si on leur dirait qu'elles trop grandes ou trop petites... trop sales en fait, trop différentes.

    Sur le manège, y'avait des petits enfants qui rient.

    A côté, y'avait leurs parents qui les encourageaient.

    A côté, y'avait deux petites filles, toutes seules et toutes sales qui regardaient les autres enfants rire.

    Deux petites filles qui ne montent pas sur les manèges...

     

    Je ne sais pas si elles ont fini par monter sur le manège. Le cortège des 400 vélos dont je faisais partie est parti justement.

    Les deux petites sont restées avec leurs gobelets vides. Elles n'ont rien demandé à personne.

    Peut-être qu'un jour, elles aussi, elles pourront monter sur un manège. Comme tous les gosses. Comme tout le monde.

     

    Allez, love sur vous. Love sur elles !

    Je suis sur FB et sur IG itou !

     

    Est-ce une bonne idée que deux petites filles regardent un manège tourner ????

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  • Le mercredi, c'est le jour des enfants.

    C'est aussi celui des mamans.

     

    Le mercredi, ici, c'est piscine.

    Le benjamin prend des cours. Tous les mercredis.

    Avec un maitre-nageur, il apprend à nager.

     

    Le mercredi, la benjaminette veut aller à la piscine. Tous les mercredis.

    Avec sa mère, elle apprend à se dépatouiller comme elle peut.

     

    Sa mère n'est pas maitre-nageur.

    Sa mère, le mercredi bosse vite fait pas toujours bien fait jusqu'à 15h.

    Elle s'épile vite fait... super pas bien fait.

    Elle emmène les gosses à la piscine.

     

    Aujourd'hui, il faisait chaud.

    Y'avait plein de monde.

    J'ai juste pris le temps d'écouter les noms du nouveau gouvernement.

    Y' Marlène Schiappa, à l'égalité Hommes-Femmes.

    Ça m'a fait plaisir, parce que je la suis depuis longtemps. J'ai presque l'impression de la connaitre... (Ah ! Les réseaux sociaux)

    On est arrivés en retard à la piscine.

     

    Du coup, une fois dans l'eau, j'y pensais encore.

    J'ai regardé autour de moi.

    Y'avait de l'eau. Plein.

    Y'avait des gosses. Plein.

    Et puis des mamans. Des mamans qui ont pris leur mercredi pour gérer la piscine, les cours de danse... Plein de mamans.

    Y'avait un papa. Avec une maman et leur gamin.

     

    Y'avait plein d'hommes aussi.

    Mais soit les hommes qui étaient là faisaient des longueurs peinards, soit... ils bossaient. Y'avait des Maitre-Nageurs, des animateurs, des éducateurs, des éducateurs sportifs... Ce jour-là, autour de la piscine, y'avait pas femmes qui soient là pour travailler. Y'avait que des mamans. (et trois filles sans gosses qui nageaient, tranquilles, c'est vrai).

     

    Alors oui, des fois, y'a une maitresse-nageuse, mais elle n'était pas là aujourd'hui.

    Ça se dit, ça maitresse-nageuse ???

     

    Et puis, y'avait ma fille. 6 ans.

    Qui commence à savoir nager. Même dans le grand bain.

    Ma fille de 6 ans qui saute du plongeoir sans avoir peur.

    Ma fille de 6 ans qui d'un coup, sans que je puisse rien faire a traversé une bonne partie du grand bassin, avec une technique très personnelle, mais elle l'a fait. Toute seule.

     

    - Bravo ! Tu y es arrivée toute seule.

    Elle a souri. Elle a juste dit :

    - J'ai pensé dans ma tête que j'allais y arriver et j'ai réussi.

     

    Je lui souhaite de toujours pouvoir y arriver.

    De réussir à faire ce qu'elle veut, en se donnant les moyens et qu'elle y arrive.

    Que jamais personne ne lui dise que ça ne se fait pas parce qu'elle est une fille. Ou alors, qu'elle sache ne pas les écouter. Qu'elle n'écoute que la voix dans sa tête qui lui dit qu'elle peut y arriver.

    Qu'elle ne soit pas cantonnée à des tâches subalternes parce qu'elle est une fille.

    Qu'elle puisse être conducteur de travaux, sage-femme, entrepreneur, ministre, puéricultrice ou même au foyer... Si c'est qu'elle a décidé de faire. Pour elle. Même pas pour ses gosses. Pour elle.

     

    Bonne route à Marlène !

     

    Hop ! Je suis sur FB et sur IG itou.

     

    Love sur vous !

     

    (hé ! pour un coup, ça n'est même pas un truc politique, donc, merci de m'épargner les trucs pro-Macron, Anti-Macron... etc...)

    Je ne déteste pas emmener mes gosses à la piscine, mais clairement, je prends sur mon temps de travail... du coup, je bosse le soir pour rattraper (et oui, j'organise mon temps comme je veux, je bosse pour moi)

    Est-ce une bonne idée d'aller à la piscine le mercredi avec ses enfants ???

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  • Je connais une petite fille de six ans.

    Je la connais bien puisque ça fait six ans que je la connais.

    Elle aime autant les jupes à froufrous (plein de froufrous) que les chemises de bucheron molletonnées.

    Elle aime autant jouer à la maman que de grimper dans les arbres.

    Elle aime autant le chocolat que le saucisson.

    Elle aime son amoureux.

    Elle aime ses frères et sœurs, mais pas tous les jours.

    Elle nous aime nous, ses parents.

     

    Vendredi dernier, elle rentre de l'école maternelle.

    Elle me dit : Tu sais, maman, dans la cour de récréation, avec mes copains, on a parlé des élections. On a compris que si c'est Marine LePen qui est élue, ben ma copine Chaïma, elle devra partir de l'école, elle devra rentrer dans le pays de ses parents même si elle, son pays c'est ici. Ben moi, j'aime pas ça. Je trouve que ça n'est pas bien et j'ai peur que Chaïma, elle s'en aille.

    J'ai répondu : Moi non plus, je n'aime pas ça. Qu'est-ce qui te fait peur ?

    Elle m'a regardé et très sérieusement, elle a dit : Moi, j'ai peur des monstres.

    Moi aussi, j'ai peur des monstres, j'ai dit.

     

    Ma petite fille de six ans, ses copains de six ans, des enfants de maternelles ont compris que Marine LePen est monstrueuse. Ils ont peur. J'ai peur...

     

    J'ai l'impression que ces gamins de six ont plus conscience de ce qui va arriver que de nombreux adultes.

    (oui... je sais, ils répètent ce que disent les parents, mais surtout, ils ont compris ce qui se passe. Ils ont six ans)

     

    Allez, je suis sur FB !

    Love sur vous.

    Courage...

    (et oui, c'est courageux, je le redis, de voter contre. Contre l’extrémisme, chacun doit agir avec sa conscience. Et s'abstenir, c'est prendre le risque de laisser passer LePen...)

    Est-ce une bonne idée que ma fille de 6 ans parle des élections ???

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  • C'est joli La France.

    Je regarde les paysages et je me dis de temps en temps, c'est joli tout court.

    Aujourd'hui, à force de réfléchir, je dis, c'est joli La France.

    Il y a dans ce petit pays, à la fois de hautes montages, des plaines, une campagne charmante, des villes historiques, la mer, des océans, des torrents, des fleuves, des îles, des forêts, des volcans.

    J'aime La France.

     

    J'ai pu faire des enfants quand j'ai voulu, si j'ai voulu... et si je n'en avais pas voulu, je n'en aurais pas eu. (et si je n'avais pu en avoir, on m'aurait aidé)

    J'aime La France.

     

    Je peux sortir le soir, je peux aller lire dans une bibliothèque, je peux aller au cinéma, seule ou avec des amis, je peux aller voir des concerts, je peux aller dans des musées.

    J'aime La France.

     

    Je peux discuter à n'en plus finir de politique, d'idées, je peux, si je veux, dire à voix haute ce que je pense tout bas et descendre dans la rue pour les défendre, mes idées.

    J'aime La France.

     

    Je peux croire au dieu qui me plait ou croire que tout cela n'existe pas.

    J'aime La France.

     

    J'aime la France parce qu'elle porte ceux qui sont venus d'ailleurs. Parce que la France, c'est la diversité, pas seulement des paysages. Et les humains, de toutes tailles, de toutes couleurs font un paysage qui me plait. Si la France peut accueillir les différences, c'est qu'elle est maligne, La France, elle sait que c'est une force, une richesse de pouvoir échanger, découvrir, s'enrichir. On apprend de ce qu'on ne connait, on n'apprend rien de ce qu'on connait déjà.

    J'aime La France.

     

    Nous n'avons pas la peine de mort.

    J'aime La France.

     

    Je peux aimer un homme ou femme et même me marier avec.

    J'aime La France.

     

    En théorie, moi, femme, je suis l'égale des hommes (y'a encore du taf)

    J'aime La France.

    Elle m'a portée, La France, elle m'a offert tout son passé d'idées, de libertés, de luttes, de penseurs, de révoltes, de beautés artistiques que les Hommes et les Femmes ont donné à La France.

    J'aime La France.

     

    Liberté, Égalité, Fraternité. Ne serait-ce que pour ça, j'aime La France.

    Ce ne sont pas que des mots.

    C'est La France.

     

     

    Oui, c'est perfectible. Non, tout ne va pas bien. Y'a même des choses qui vont mal. C'est vrai.

    Mais La France est fragile, elle n'est rien sans la liberté de nos idées, elle n'est rien sans l'égalité entre les Hommes, elle n'est rien sans la Fraternité que nous avons les uns envers les autres.

    La France, ce sont les Français, de toutes couleurs, de toutes origines et ceux qui choisissent de venir se réfugier ici. La France, c'est nous qui la faisons.

    La France, c'est nous. Nous tous. Venus de là où nous venons.

    La France, c'est nous, même quand nous ne sommes pas français.

     

    J'ai peur.

    J'ai peur que nous ne laissions la France à celle qui pense l'aimer plus que nous. Elle l'aime mal, la France.

    Elle n'aime pas la France. Elle aime le pouvoir.

    Elle n'aime pas la Liberté. Elle n'aime pas la Fraternité. Elle n'aime pas l’Égalité.

    Elle n'aime pas La France.

     

    Je ne dis à personne ce qu'il doit faire.

    Je pense que c'est très dangereux de laisser La France à quelqu'un qui ne l'aime pas.

    Que La France va souffrir.

    Que nous allons souffrir.

    La France, c'est nous.

    J'aime La France.

    C'est la première fois que je le dis. Je viens juste de me rendre compte que j'aime La France.

    Souvent, on se rend compte qu'on aime quelqu'un au moment où il nous quitte.

     

     

    Love sur vous. Love sur nous. Love sur La France.

    (soyons unis et fort, ne laissons pas La France à la Haine, elle a besoin d'amour, d'un vrai amour, La France. Aimons nous... tant que nous le pouvons encore)

     

    Bon... C'est presque niais, mon post. Je passe mon temps à râler. Une déclaration d'amour, ça fait du bien aussi !

     

    Allez, je suis sur FB !

    Marion Cailleret

    Est-ce une bonne idée d'aimer la France ???

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  • Monsieur Mélenchon,

    Je n'ai pas voté pour vous au premier tour. Ce n'est pas bien, je sais. On me l'a assez dit et répété de manière plus ou moins douce. J'ai maintenant assimilé que d'être de gauche et ne pas voter pour vous, c'est être un peu un traitre. Assimilé mais pas encore digéré.

    Je vous le dis en toute sincérité, j'ai très longtemps hésité à voter pour vous, j'ai même partagé certaines de vos paroles sur mon profil FB. Mais voilà, le programme de M. Hamon correspondait mieux à mes idées. Ce n'est pas contre vous. La démocratie, c'est un peu ça, choisir donc renoncer.

    Je n'ai pas cédé, je n'ai pas voulu voter utile, ce en quoi, je crois que vous pouvez dire que je n'ai pas tord (noooooon... Je ne vous demande pas non plus de dire que j'ai raison, je ne suis pas comme ça !)

     

    Donc, voilà, avec 12 ou 13 copines, on n'a voté pas pour vous (oui, que des filles, je n'ai pas trouvé beaucoup de garçons... ). Pas tellement plus que 12 ou 13.

     

    Les gens ont voté. Mes copines et moi aussi.

    On s'est pris une taule.

    Vous, vous n'étiez pas si loin du succès, mais vous n'avez pas été qualifié. J'aurais tellement préféré que ça soit vous plutôt que Mme LePen. Mais voilà, c'est elle.

     

    Votre projet est un beau rêve. Un beau rêve qui pourrait devenir réalité.

    Sauf que...

     

    Sauf que depuis lundi, je me suis fâchée avec beaucoup d'amis de gauche. D'amis qui d'une manière globale ont les mêmes aspirations de gauche que moi. Mais là, on est très fâchés.

    Jamais, jamais j'aurais pensé avoir si mal à ma gauche, si mal au cœur.

     

     

    Parce que le 7, je vais aller voter. Voter contre. Contre Mme Lepen. Pas blanc. Non, je vais voter Macron. Je ne me suis pas posé la question longtemps. Je ne me suis même pas posé la question.

    Je vais m'asseoir sur mes rêves, sur mes aspirations... Ils ne sont pas lisses, mes rêves.

    J'ai beau être polie, quand je souffre, je deviens vulgaire. Alors, oui, s'asseoir sur ses rêves, ça fait mal au cul.

    En revanche, je ne m'assieds pas sur mes convictions. Parce que, j'estime que Mme LePen ne doit pas pouvoir accéder au pouvoir. Que ça serait trop grave. Ma conviction profonde, c'est que la France ne doit pas subir le nationalisme, encore une fois.

     

    M. Macron est un adversaire. Mme Lepen une ennemie.

    (j'avoue, ça n'est pas de moi... de discuter depuis trois jours avec plein de gens, j'ai entendu des trucs hyper bien. J'avoue, je ne sais plus de qui c'est, mais pas de moi en tous, mais comme ça claque comme formule, je l'emprunte)

     

    Depuis Lundi, je ne vois que des appels à l'abstention ou au vote blanc #sansmoile7 de la part de certains de vos militants (pas tous, on est d'accord)

    Bon.

    En revanche, si je dis que voter blanc, c'est offrir un boulevard à Mme LePen, on me répond que je n'ai pas le droit de dire ça. Que les abstentionnistes ne seront pas responsables de l'arrivée au pouvoir de Mme LePen.

    Je veux bien beaucoup de choses, mais c'est chaud patate comme conception, un peu... beaucoup...

    Moi, je dois aller me faire mal au cul et les autres vont s'abstenir pour avoir les mains propres et on ne pourra même pas gueuler.

    (en même temps, c'est drôle parce que ce sont les mêmes gens qui ont dit avant le premier tour "si tu t'abstiens tu n'as pas le droit de te plaindre"... Et puis même, ce sont les mêmes qui ont pleuré quand Trump a été élu... élu parce que beaucoup (notamment des partisans de Sanders) ont trouvé Mme Clinton trop à droite. Ce qui n'est pas faux. OK, Trump n'est pas LePen, patin-couffin, mais c'est moi où y'a comme un parallèle troublant ?)

     

     

    J'ai lu que voter Macron, c'est mettre LePen au pouvoir en 2022. Ok. Sauf si je compte mal, mais s'abstenir c'est laisser LePen accéder au pouvoir en... 2017... Et en 2022 et certainement en 2027. Pas parce qu'elle aura fait un bon boulot, mais parce que je ne suis pas certaine que nous soyons encore libres de nos choix. Bon, bon, bon...

     

    OK, le libéralisme fait des ravages. Beaucoup... C'est dramatique. Mais est-ce réellement décent de le comparer à la Shoah ?

     

    J'ai quelques questions (je sais bien que vous risquez de ne pas avoir envie de me répondre, mais ce sont de vraies questions) :

    - Est-ce que vous pensez vraiment que Macron et Lepen, c'est la peste et le choléra ? Nan, mais parce que je comprends bien que Macron, c'est libéralisme, que c'est la finance et pas l'humain, mais est-ce vraiment à mettre dans le même sac que Mme LePen ? Ça me donne un peu l'impression que, plutôt que de faire passer M. Macron comme un despote, ça fait presque passer Mme LePen pour une démocrate... vu que c'est kifkif)

     

    - Est-ce que vous cautionnez une arrivée au pouvoir de LePen due à l'abstention ? (j'ai bien compris votre système, c'est pas moi qui cause, ce sont militants et "non, je ne dirais rien"... Allez, à moi, vous pouvez le dire !)

     

    - Est-ce que vous pensez qu'après tout ce qu'on vient de se prendre dans la tronche, qu'on va devoir aller toutes seules, mes copines et moi, faire taire nos rêves et votez ensuite France Insoumise aux législatives ? Je parle de mes copines qui ont si mal voté au premier tour, mais aussi de mes potes qui avaient voté utile ou d'adhésion pour vous et qui là, sont désemparés devant cette insouciance à laisser Marine LePen débarquer ? On va être tout seuls, en première ligne, alors que plus que jamais on devrait être ensemble, unis, solidaires. Non ?

     

    - Et LePen ? Elle va en faire quoi de vos abstentions ? Elle va comprendre votre révolte ou elle va s'en servir, s'en faire un paillasson et essuyer ses bottes sur votre beau rêve ?

     

    J'ai une pensée très émue pour tous mes potes qui sont des militants de longue date pour vous, qui ont rêvé ensemble avec vous. Qui ont vu leur rêve brisé dimanche et qui maintenant le voient tourner au cauchemar. Ils sont sonnés. C'est terrible. Je suis tellement triste pour eux.

    J'ai tellement peur pour nous. La démocratie, c'est comme rêve, c'est fragile. Des centaines de milliers d'hommes et de femmes l'ont rêvé, des millions en rêvent... Ne brisons pas la notre et continuons à rêver ensemble, tant que c'est possible.

     

     

    Monsieur Mélenchon, je me doute que vous n'avez pas que ça à faire que de répondre à mes questions naïves. Nous sommes nombreux à avoir ces questions. Allez, je vais faire comme la dernière que j'ai écrit à un politique : M. Mélenchon, vous pouvez passer papoter. Tranquillement, de citoyen à citoyenne. De rêveur à rêveuse. Ça n'est plus la saison des choux de Bruxelles dont mon gratin est réputé... ça n'est pas encore celle des courgettes. En revanche, les premières fraises arrivent. Je fais une tarte qui s'appelle "la tarte nuage". Elle est douce, elle est légère, elle est bonne. Venez quand vous voulez, vous êtes bienvenu. Vraiment !

     

     

    Pour ceux qui lisent cet article : J'en ai ras-le-pompon d'avoir à me justifier. Vous vous abstenez ? C'est votre problème. J'ai passé les trois derniers jours à débattre avec les abstentionnistes. Je n'en peux plus, je ne veux plus entendre vos arguments. S'il vous plait, ne laissez pas de commentaires, ayez la décence de respecter mon incompréhension... Ne vous faites pas de mal, allez causer avec ceux qui sont d'accord avec vous. Ne me faites pas de mal. C'est assez comme ça. J'ai assez mal pour le 7.

     

     

    Love sur vous (oui, sur vous aussi M. Mélenchon)

    Je suis sur FB.

     

    Marion

    NB : je ne suis personne, je ne suis pas journaliste, je ne suis pas cartée. Nulle part. Et puis non, je ne suis pas personne. Je suis une citoyenne.

     

    Est-ce une bonne idée d'écrire à Jean-Luc Mélenchon ???

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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